jeudi 31 juillet 2008

Gratin de courgettes

Ingrédients :
- 3 courgettes
- 2 tomates
- 25 cl de crème fraîche
- 2 cuillères à soupe de sauce tomate concentrée
- Gruyère râpé
- Parmesan
- Sel, poivre

Préparation :
Eplucher les courgettes et les faire cuire à l'eau (environ 20 minutes).Les égoutter et les couper dans le sens de la longueur, puis en tapisser un plat à gratin beurré. Faire un mélange crème, tomates en dés, sauce tomate et ajouter sel et poivre.Recouvrir les courgettes de ce mélange puis de gruyère râpé et de parmesan. Faire cuire dans un four préchauffé à 180°C jusqu'à ce que les cougettes soient bien gratinées.

samedi 26 juillet 2008

Panier du 29 juillet 2008

Pas de distribution mardi 29 juillet pour cause de panne de véhicule
Mardi 5 août, les paniers seront donc composés du double de légumes / fruits.

vendredi 18 juillet 2008

Concombre Boothby's Blond



Prochainement dans vos paniers une ancienne variété de concombre, de chez Kokopelli dont voici la description :
Les plantes compactes produisent une abondance de fruits de 15-18 cm de longueur. L’épiderme est blanc avec des poils noirs. Il devient jaune-orange à maturité complète. La saveur est douce et exempte d’amertume. La chair est croquante. Il est préférable de les cueillir lorsqu’ils font 8 cm de longueur. Croissance: 55-65 jours. Cette très ancienne variété a été transmise par la famille Boothby de Livermore dans le Maine aux USA. Ce pourrait être une lignée de la variété de concombre blanc introduite sous le nom de “Salad” en 1920 par le semencier Aggeler et Musser de Los Angeles.

jeudi 17 juillet 2008

Panier du 22 juillet 2008

Composition du petit panier :
- 1 kg de pomme de terre
- 2 courgettes
- 125 g de groseille
- 1 bouquet de lavande



Composition du grand panier :
- 1 kg de pomme de terre
- 2 courgettes
- 250 g de groseille
- 1 bouquet de persil
- 400 g de haricot
- 200 g de mesclun et pourpier



samedi 12 juillet 2008

Les fourmis, les pucerons et la coccinelle

Fourmis et pucerons vivent en symbiose mais sont quelque peu dérangeants pour le jardinier qui voudrait faire pousser de beaux légumes, et notamment les haricots (pucerons verts) et les choux (pucerons cendrés).
Heureusement, la nature est bien faite et elle a prévu les coccinelles pour aider à lutter contre l'indésirable au potager. La larve de coccinelle dévore inlassablement les pucerons et aide ainsi le jardinier dans la culture des légumes. Merci !!

Comment les semences sont contrôlées

Pourquoi une banque de gênes

Conscient de l’existence d’un patrimoine alimentaire qui nous échappe et disparaît un peu plus chaque jour, l’association Savoirs de terroirs met en place une banque alternative de semences libérées où chaque adhérent devient l’acteur de la sauvegarde de nos variétés paysannes. Parce que nous voulons choisir ce que nous mangeons, parce que nous avons le droit à l’autonomie alimentaire, nous pensons que la création d’un vaste réseau d’échange de semences national rendra aux consommateurs la connaissance de son passé végétal et le droit au libre arbitre.
Contexte d’une réglementation des semences. En France et en Europe, une semence peut être commercialisée si elle est inscrite au catalogue officiel français ou européen. Cette législation fût mise en place en 1961 avec la création d’un organisme international : l’UPOV, l’Union pour la Protection des Obtentions Végétales dont le but est de promouvoir et de coordonner les législations du monde relatives aux brevets sur les nouvelles variétés de plantes potagères, céréalières, fourragères et arbres fruitiers. Les semences ne font alors désormais plus partis du domaine public. Elles n’appartiennent plus au vivant. Les variétés présentes au catalogue officiel peuvent être nombreuses selon les espèces, mais ce panel s’oppose aux règles inaliénables de la biodiversité : l’évolution.En effet, si un agriculteur veut vendre une variété, celle-ci doit passer des tests auprès du GEVES ( groupe d’études de variétés de semences) afin de répondre à une réglementation précise. Le test DHS (Distinction Homogénéité, Stabilité) permet de vérifier que la variété est bien distincte des variétés déjà inscrites ; d’examiner que l’échantillon de semences soit composé de sujets ayant des caractéristiques communs ; de s’assurer que la variété restera la même quel que soit le terroir. Le test VAT consiste à calculer la Valeur Agronomique et Technologique et d’évaluer l’amélioration par rapport aux valeurs existantes.Le professionnel devra payer la somme de 7500 € par variété pour voir sa variété inscrite au catalogue officiel, ce qui, bien sur, exclut les petits semenciers et favorise la mise en place d’un lobbing de semence dirigé par les plus puissants. L’élaboration d’un système de brevet sur le patrimoine vivant a permis aux multinationales de s’intéresser à un secteur qu’elles avaient jusqu’ici épargné et de créer ainsi une dépendance forcée des petits vers les grands.La mise en place d’un monopoleLa législation qui sévit depuis la création de l’UPOV dans les années 70, a en effet propulsé les plus gros sur le devant. Prenons l’exemple de l’Angleterre où la loi de 1973 « seeds regulation » interdit la vente des variétés non inscrites au catalogue européen. Spontanément, des jardiniers amateurs se montèrent en association pour sauver les variétés non commercialisables. Malheureusement, leurs actions intervinrent quelques temps trop tard et la plupart des variétés potagères qu’ils espéraient sauver avait disparu. Royal dutch shell avaient déjà racheté 74 compagnies productrices de semences en Angleterre et devint la plus grosse firme d’agro chimie.Aujourd’hui quelques grosses firmes régissent le monde des semences :DuPont ( société biotechnologique) qui vient de créer une nouvelle association avec la société pétrolière BP afin de produire et commercialiser une nouvelle génération de biocarburant à partir de culture transgènique dont celle du soja RR qui couvre déjà de vastes étendues en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et au Brésil.Syngenta, : «Entreprise biotechnologique détentrice des brevets sur les semences de maïs transgénique commence à essayer des variétés transgéniques spécifiquement conçues pour la production de biocarburants. « Elle a mis au point un enzyme alpha-amilase exprimé dans le maïs 3272 qui, mélangé à du maïs traditionnel, est destiné à la production d’éthanol. Or, l’enzyme alpha-amilase a été identifié comme un allergène important. Si les gènes qui le synthétisent réussissent à s’introduire dans la chaîne alimentaire, nous nous retrouverons devant une protéine susceptible d’avoir sur la physiologie humaine des effets inattendus. »Monsanto : Principal bénéficiaire des cultures transgèniques percevra des redevances sur la vente de ses semences transgéniques brevetées et sur le produit de la récolte.Limagrain : Petite coopérative du Puy de Dôme qui a fait sa fortune grâce aux maïs hybrides F1 de l’Inra. L’année dernière une culture OGM en plein champs de Limagrain fut détruit par le collectif des faucheurs volontaires. ( Consultez rebelyon.fr pour plus d’informations. )Mais également Shell Oil, Occidental Petroleum,… Les petits producteurs de semences potagères ont tous peu à peu disparu. Limagrain en France a racheté les 3 plus gros et plus anciens : Vilmorin, Tézier et Clause.Ce sont ces mêmes puissances commerciales qui ont une mainmise sur les secteurs de la fertilisation et des produits phyto-sanitaires, permettant ainsi de jongler avec tous les marchés qu’ils possèdent, comme la création de semences dépendantes d’engrais et de pesticides. ( Sachan qu’ aujourd’hui d’une part les pesticides sont responsables d’une haute pollution des sols et que d’autre part la croissance d’une plante dans les pesticides finit par la rendre sensible à toutes les maladies : un peu comme le principe des antibiotiques chez l’homme). Tous les maillons de la chaîne sont alors contrôlés par les mêmes multinationales.
Disparition des variétés paysannesEn se concentrant sur une législation qui autorise la vente exclusive des variétés sur catalogue officiel, les variétés paysannes, anciennes, de terroirs, sont alors effacées aux yeux du consommateur par les nouvelles variétés légales.Actuellement « d’extraordinaires pressions économiques et législatives sur les jardiniers et paysans imposent progressivement l’idée d’une utilisation généralisée de semences de variétés brevetées. Mais ce projet agro-industriel mène à une impasse écologique et sociale totale ». « Aux Etats-Unis, 95 % des variétés de choux, 91 % des variétés de maïs, 94 % des variétés de pois et 81 % des variétés de tomates cultivées au siècle dernier ont été perdues. En Ethiopie, les espèces indigènes d'orge souffrent d'érosion génétique grave et le blé dur est en voie de disparition. Les pays andins enregistrent une érosion massive des variétés locales de cultures indigènes et de plantes sauvages apparentées à des plantes cultivées. En Uruguay, beaucoup de variétés autochtones de légumes et de blé ont été remplacées. Au Chili, on signale des pertes de variétés locales de pomme de terre, ainsi que de seigle, d'orge, de lentilles, de pastèques, de tomates et de blé. En France 80% des variétés potagères inscrites au catalogue officiel en 1960 ont disparu au profit de variétés hybrides. » (Extrait du dossier semences de B.E.D.E. Montpelier 2005).

Apparition des hybrides.
Les variétés doivent répondre à des exigences de rendement mais également à des exigences commerciales. Pour cela le GNIS met en place des hybrides F1 : il s’agit de plante issue de parents génétiquement différents qui ont été « travaillées » pour une grande homogénéité et une apparence visant la perfection ( couleur, calibre..) guidant ainsi le consommateur vers des faux choix alimentaires. Ces variétés hybrides F1 donneront des semences peu stables, hétérogènes ou dégénerées, opposées aux tests ( DHS- VAT) applicables aux variétés brevetées. L’agriculteur se voit ainsi dans l’obligation de racheter sa semence chaque année. Alors que le paysan d’hier conservait une partie de sa récolte pour sa semence de l’année suivante, l’agriculteur d’aujourd’hui devient dépendant d’un système dont il ne peut plus sortir. Rappelons tout de même que l’hybride existe à l’état naturel lorsque deux espèces similaires mais de variétés différentes fleurissent en même temps non loin l’une de l’autre, elles donneront naturellement naissance à une population hybridée et hétérogène. Droit à l’informationLes catalogues internationaux restreignent les droits aux échanges des végétaux non labélisés. De ce fait, ils favorisent les échangent informels de semence dans des réseaux parallèles. L’absence presque totale d’éducation à ce patrimoine mondial, alors que la plupart des variétés locales non jamais fait l’objet de descriptions publiées, implique une perte de la diversité par méconnaissance du matériel végétal échangé. Les maraîchers, pépiniéristes, semenciers qui ne respectent pas la loi et vendent un éventail important de variétés ne sont pas capables d’évaluer ni de maintenir la diversité des variétés appartenant au patrimoine commun faute de documentation adéquate. De ce fait, on retrouve des variétés, inscrites très légalement dans des catalogues officiels et déposées par des mainteneurs, vendues ou échangées comme variétés rares ou en voie de disparition. De la même façon, des variétés non inscrites se retrouvent à la vente comme des variétés autorisées. L’éducation du public à la diversité est aussi rendue difficile sans un matériel pédagogique adaptée (sur 100 variétés de courge présentées en sachet lors de réunions d’échange, 95% des gens ne prennent que ce qu’ils connaissent, le potimarron au détriment des 99 autres variétés pourtant souvent plus goûteuses). Un effort immense de communication est à réaliser pour permettre au public de se réapproprier ce savoir-faire et redécouvrir ces plantes adaptées à ces savoirs. La résistance s’organise. Des actions qui ont pour but de sauver notre patrimoine végétal fleurissent aux quatre coins de la France. Nous devons communiquer, échanger et nous soutenir pour que la résistance soit plus forte.
Association Savoirs de terroirs
M. Challaye Patrick
Melle Bona Magali
Balseli@wanadoo.fr

Article paru sur http://balseli.free.fr/

vendredi 11 juillet 2008

Tribulations d'un prunier transgénique français en Roumanie

Article paru dans le magazine Fruits Oubliés n°37 Septembre 2006

Voyage en Roumanie...

Avec le Réseau Semences Paysannes, Sylvie, notre technicienne fétiche, est partie avec d'autres représentants français, en délégation en Roumanie, pour un échange entre paysans d'ici et de là-bas...


Depuis une cinquantaine d’années, l’industrialisation de l’agriculture et la mondialisation des échanges entraînent de profonds bouleversements dans l’organisation du monde rural. Le paysan devient exploitant agricole. La sélection des variétés s’effectue pour obtenir de "hauts rendements" (avec engrais, pesticides et forte irrigation) et pour s’adapter aux industriels et à la transformation. Correspondant à l’image du progrès et de la croissance, la culture des OGM s’est généralisée. Elle est aujourd’hui remise en question pour ses effets néfastes : diminution du nombre de paysans, disparité entre les régions, appauvrissement de la biodiversité des espèces cultivées, pollution … et bien d’autres encore que nous ne tarderons pas à découvrir (effets sur la santé, évolution des organismes modifiés …). Le monde rural qui représente encore 60 % de la population mondiale, commence à se structurer pour une autre organisation de la société et vise à maintenir un peuplement dans l’espace rural tout en le préservant des dégradations écologiques. Les échanges entre régions, pays, hommes et femmes, permettent de créer des connexions, des liens et renforcent les solidarités entre les peuples. Les alliances sont donc cruciales

La Roumanie a programmé son entrée dans l’Union Européenne en 2007. Pourtant, lors du Forum social Européen de novembre 2003 à Paris, les membres de la Fédération Nationale pour l’Agriculture Ecologique (FNAE) de Roumanie ont révélé une situation grave et incontrôlée de dissémination des cultures génétiquement modifiées, révélant une stratégie de contamination de l’UE via les pays de l’Est (Roumanie et Hongrie particulièrement). A l’exemple du Brésil, contaminé par son voisin argentin, la législation européenne, placée devant le fait accompli, devra se résoudre à légiférer en faveur des OGM. La Roumanie, qui se trouvait jusqu’alors à l’écart, entre de plain-pied dans les débats sur les OGM.

Le projet "Semences de connaissance"
Les premiers constats effectués sur place ont incité à une mobilisation générale et urgente. Aussi, pour répondre à l’appel à la solidarité lancé par la FNAE, le Réseau Semences Paysannes et la Confédération Paysanne ont demandé à BEDE de les appuyer pour réaliser un programme d’échanges multiples et réciproques entre les organisations paysannes des deux pays. Les organisations paysannes françaises bénéficient d’une certaine expérience : elles sont organisées, structurées et fonctionnent en réseaux. Ainsi le projet "Semences de connaissance" s’est construit en France. Il s’inscrit dans une démarche collective plus importante appelée "Europe Solidaire". Il associe les structures qui désirent s’engager dans une action cohérente pour :
- les enjeux sur les risques OGM,
- la protection des variétés locales,
- l’établissement de solidarités paysannes, syndicales et citoyennes.
Une première phase s’est déroulée en Roumanie du 20 au 29 juin 2005 et a permis à 10 paysans français de rencontrer la communauté rurale roumaine. Son principal objectif était d’établir des contacts directs avec les paysans roumains, évaluer leurs besoins et les stratégies à mettre en place pour organiser et développer des réseaux autour des différents acteurs. Une délégation française a été organisée. Elle se constituait de membres de BEDE (dont Bob Brac de la Perrière généticien ; Nordine Boulahouat, agronome ; Anne Berson et Stéphane Marrou), de paysans (dont Claude Giraud, responsable de la commission internationale à la Confédération Paysanne, Jean-François Berthellot et Nicolas Supiot paysans-meuniers-boulangers) et de représentants de structures diverses (Phillipe Catinaud de BiauGerme, Sylvie Dupar pour Fruits Oubliés et Patrice Gaudi d’Agro-Bio-Périgord sélection de semences maïs bio).

L’agriculture roumaine
Les rencontres se sont faites dans une des régions les plus traditionnelles d’Europe : la province des Maramures, dans les Carpates, au nord de la Roumanie. Nous avons visité divers systèmes d’exploitation agricole familiale et de semi-subsistance de polyculture-élevage où les productions sont essentiellement destinées à l’autoconsommation. Les roumains sont quasiment autonomes au niveau de l’alimentation (de la famille comme des animaux), des semences, des vêtements, du bois de chauffage …
La traction animale est très largement utilisée et les paysans effectuent des rotations et pratiquent l’association de plantes. Pourtant, ce type de production pratiqué par les anciens, est menacé de disparaître avec leur entrée dans l’UE. La paysannerie roumaine représente 4,3 millions de petits agriculteurs qui se retrouvent dans une situation dramatique : ils n’ont aucune chance de faire face à la concurrence européenne. Ils ne rempliront jamais les conditions de qualité demandées par les normes communautaires. De nombreuses variétés hybrides ont déjà été introduites, notamment en plaine, mais elles sont généralement destinées à l’alimentation animale. En Transylvanie, les variétés locales étant les mieux adaptées à la montagne, les hybrides sont rarement cultivés et la biodiversité y est encore bien présente. Pour faire connaître le travail de nos associations françaises, pour informer et partager des expériences sur les thèmes de la PAC, de la biodiversité cultivée et des OGM, nous avons participé à divers forums, dont deux au sein d’universités agricoles où les techniciens de Monsanto remplacent certains professeurs. Ces premiers débats ont permis d’amorcer des échanges sur les questions ignorées par la grande majorité et il n’a pas été rare de voir les opinions évoluer et les certitudes remises en cause. Il s’agissait de leur faire comprendre que leur "retard" en matière de développement était devenu une "avance" considérable en matière de protection de la biodiversité et de maintien d’une agriculture paysanne, durable et en respect avec l’environnement.

Des pruniers OGM venus de France
Lors des rencontres, nous avons été informés que depuis le printemps 1996, une centaine de pruniers modifiés génétiquement par le laboratoire de l’INRA de Bordeaux pour résister au virus de la Sharka, sont dispersés dans un verger des Carpates de la station expérimentale de Bistrita en Transylvanie. La Roumanie est au coeur de l’aire d’origine de notre Prunus domestica, qui s’étend de la Georgie à la Hongrie. Berceau des échanges génétiques entre diverses populations de Prunus, elle est un réservoir de ressources génétiques des variétés de pruniers : la législation internationale impose de le protéger. Dans ce pays, troisième producteur mondial, les pruniers occupent une place culturelle importante à travers la production de "Palinka", eau de vie de prune placée au centre des relations sociales.

Une zone tampon théorique, composée de pommiers, devait présenter une assurance contre la dissémination par le pollen mais n’a pas été observée par les membres d’inf’OMG (Roumanie). La seule différence effective est un T peint à la peinture blanche sur les troncs des pruniers transgéniques. Les stations expérimentales roumaines, très affaiblies financièrement depuis la chute de Ciusescu, consacrent seulement 20 % de leur surface à la recherche, et 80 % à la production de semences et de produits destinés à la vente. Elles sont donc très exposées aux pressions des financeurs des programmes de recherche. C’est ainsi que ce projet de recherche scientifique consacré à la modification des pruniers a été conduit en Roumanie en l’absence d’autorisation formelle. Soutenu financièrement par l’UE, dans le cadre de projet de recherche européen, cet essai ne ressemble pas à ceux conduits en Europe : le pays concerné n’est pas membre de l’UE, sa législation n’est pas encore conforme à la législation européenne. Ce programme a démarré par l’isolation d’un gène viral de la Sharka et son expression transgénique dans un plant de tabac. Ensuite, le gène exprimant la protéine concernée a été inséré dans les pruniers par le biais de bactéries. Après 3 années d’exposition en serre, un clone C-5 a été isolé comme résistant au virus. Après les phases confinées en laboratoire, les recherches ont été transposées en pleins champs en Pologne, Roumanie et Espagne, où le virus est répandu. Hormis quelques vergers de pruniers industriels sévèrement touchés par la Sharka, la région de Transylvanie offre une diversité de systèmes agraires paysans et de jardins familiaux qui intègrent des variétés locales issues de noyaux. Ces variétés présentent un bon niveau de tolérance à la maladie. Les espèces sauvages apparentées qui bordent les champs peuvent aussi être des porteurs sains. De plus, un an avant l’implantation de l’expérimentation les chercheurs de l’INRA avaient identifié des risques pour la production de variétés GM résistantes au virus, en particulier l’irréversibilité du processus, la dangerosité accrue pour les plantes pérennes qui peuvent prendre un caractère nouveau par la génération d’interactions nouvelles. Depuis 1999, les risques sont bien identifiés, et notamment les possibilités d’apparition (puis de dissémination) de virus nouveaux, aux propriétés différentes de celles des virus parentaux (virus recombinant) provoquant des viroses aggravées. Alors qu’il existe déjà des variétés de pruniers résistantes à la Sharka, sélectionnées de manière conventionnelle, l’efficacité et la rentabilité de la technique de transgénèse utilisée restent à démontrer. De plus, quelle sera l’évolution de la transgénèse avec le temps ? Les essais en champs de Bistrita sont orientés sur l’efficacité de la technique sur la population virale. Les risques de contamination de l’Environnement et la protection de la santé humaine, ont été négligés. Aucune étude sur la toxicité et l’allergénicité des fruits, pourtant prévue au début, n’a été conduite alors qu’ils sont vendus sans aucune distinction sur les marchés locaux. Les fruits du premier clone sont de qualité médiocre : la pulpe ne se détache pas du noyau. A Bistrita, les chercheurs ont immédiatement réalisé des croisements avec les variétés locales. La destruction de la source de contamination est prévue en juin 2006 sur décision de la station de recherche. Comment la commission européenne a t’elle accepté de financer ce projet sans en vérifier les conditions de déroulement ? La Roumanie, signataire de la Convention sur la Biodiversité, a pour obligation de protéger de toute dégradation, les centres de biodiversité présents sur son territoire. Comment le gouvernement a t’il accepté de risquer de contaminer le centre d’origine du prunier par la conduite de ces essais ? En mars 2006, Bistrita Nasaud, région où est établie la station expérimentale, s’est déclarée « zone sans PGM ». Mais quel est l’état de la dissémination du transgène aux cultures environnantes ?
A la veille de l’adhésion à l’UE, de nombreuses questions restent et resteront sans réponse.
Pour plus d’infos :
www.bede-asso.org
www.infogm.org (dossier n° 73)

Source

jeudi 10 juillet 2008

Tout sur la groseille

La groseille est une petite baie gorgée de jus (82 % d'eau), dont la saveur acidulée se révèle très rafraîchissante, désaltérante et apéritive. Très peu sucrée, elle fait partie des fruits les moins caloriques, son apport énergétique étant de 33 kcal/100 g, proche de celui du citron.En outre, elle fournit une quantité très importante de minéraux et d'oligo-éléments très variés. Beaucoup de potassium (280 mg/100 g), mais aussi de calcium (36 mg/100 g) et de phosphore qui s'ajoutent à bel éventail de fer (1,2 mg/100 g, un record pour un fruit), zinc, fluor...
Mais l'atout principal de la groseille réside dans sa teneur incroyable en vitamine C (40 mg/100 g) qui frôle celle de certains agrumes. Mieux encore, l'action de cette vitamine est potentialisée par l'abondance de pigments flavonoïdes. Ceux-ci ont un effet protecteur sur les petits vaisseaux sanguins et favorise d'une manière générale la circulation. Cette association se révèle être un antioxydant des plus efficaces.
Pour finir, la groseille contient énormément de fibres (8 g/100 g), pour la plupart des pectines. Leurs vertus régulatrices stimulent les transits paresseux. Pour les intestins les plus sensibles, il est préférable d'ôter la peau et les graines et de la consommer en jus, en coulis ou en gelée.


Valeurs nutritionnellespour 100 g
Protides : 1,1g
Glucides : 5 g
Lipides : 0,3 g
Calories : 33 kcal

Choisissez-la en vous fiant à l'aspect charnu et brillant des grains.
Conservez-la dans sa barquette, quelques jours au frais. Posez les grappes sur un compotier dans votre cuisine, c'est en plus très décoratif.
Consommez-la nature, après l'avoir rapidement lavée et égrappée. Saupoudrez-la d'un peu de sucre si elle semble trop acide.Ses grappes s'égrènent sur du fromage blanc ou sur une coupe de crème glacée et s'ajoute à une salade de fruits. Ses baies agrémentent aussi des entremets et permet de réaliser des tartes et des crumbles colorés. La groseille est aussi et avant tout la reine des gelées et des confitures, et donne de savoureux coulis, jus et ratafias. Elle sert également à préparer du sirop et du vin fruité.
Version salée, elle habille les salades composées. Elle permet de réaliser des sauces délicieusement aigrelettes pour le gibier, les rôtis et le foie de veau notamment. Il suffit de l'ajouter en fin de cuisson, au jus de la viande, ou dans la poêle à déglacer avec du miel et du vinaigre pour préparer rapidement une sauce aigre-douce. La groseille à maquereau accompagne, elle, davantage les poissons. Elle va cela dit très bien avec le canard, comme le savent bien les Britanniques. Ils l'intègrent par ailleurs à la préparation de chutneys.

source : http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/encyclopedie/fiche_composant/139/groseille.shtml

mardi 8 juillet 2008

panier de mardi 15 juillet

Petit panier :
- 125 g de groseilles
- 1 botte de carottes
- 1 courgette
- 125 g d'échalotes

Grand panier :
- 250 g de groseilles
- 1 botte de carottes
- 2 salades
- 1 courgette
- 700 g de tomates ou 300 g de tomates cerises
- 1 bouquet d'aromatique (persil, raifort, thym, laurier)
- 1 bouquet de lavande

dimanche 6 juillet 2008

Pesticides, révélation sur un scandale français

Pourquoi ce livre de révélations sur le dossier des pesticides ?Les pesticides font peur, mais paraissent de toute façon lointains. Or ils sont partout, jusque dans la rosée du matin. Et dans la pluie des villes, bien sûr, de toutes les villes de France.Pour cette raison et quelques autres que vous découvrirez, les conséquences sanitaires de l’exposition aux pesticides sont d’ores et déjà massives. Des centaines d’études de niveau international montrent que les pesticides de synthèse agissent, même à des doses infimes, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical des fœtus, le système endocrinien, la fabrication du sperme son atteints. Les cancers et maladies neurologiques se multiplient.
Ce n’est pas drôle ? Non. Mais les auteurs de ce livre sur les pesticides ont pris un parti : celui de raconter des histoires avec de vraies gens. Vivantes, parfois extravagantes. Les pesticides ne tombent pas du ciel. Ils appartiennent à un système, lequel repose sur un formidable lobby. Tout a commencé vers 1945, avec le DDT et un certain Fernand Willaume, injustement oublié. Des professeurs réputés, le prestigieux Inra, le ministère de l’Agriculture, des grands corps de l’État, certaine presse ont accepté de faire de la propagande, purement et simplement.
L’industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne ne s’en doute. Ce livre sans précédent donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès soi-disant scientifiques, avec l’aide par exemple du lobbyiste Marcel Valtat, l’homme de l’amiante. Oui, les industriels ont infiltré jusqu’à aujourd’hui les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l’Agriculture raisonnée, que la France officielle présente comme la solution de l’avenir, est une farce, une incroyable manipulation.
Si vous lisez ce livre, vous saurez. Vous découvrirez qui est Thierry Klinger, président du Cemagref, patron de l’Inspection générale de l’administration, et grand défenseur de pesticides dangereux, ici comme aux Antilles. Le paraquat et le chlordécone sont des armes de destruction massive, mais chut ! Vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration française dans la mort de milliards d’abeilles. Vous découvrirez comment l’on dissimule l’existence de milliers de malades. Vous découvrirez une vérité sur les pesticides que personne ne pouvait soupçonner.

« Pesticides, révélations sur un scandale français », éditions Fayard. F. Nicolino et F. Veillerette

http://www.pesticides-lelivre.com/

mercredi 2 juillet 2008

panier de mardi 8 juillet

Petit panier :
- 2 salades
- 1 botte de carottes
- 1 petite barquette de groseilles / cassis
- 1 courgette

Grand panier :
- 2 salades
- 1 botte de carottes
- 1 grande barquette de groseilles
- 125 g d'échalotes
- tilleul
- 1 aromatique (persil, thym ou raifort)
- 1 courgette
- 1 brocoli


mardi 1 juillet 2008

Tilleul

Tisane aux fleurs de tilleul

  • Des propriétés étonnantes :
Antispasmodique et sédatif, le tilleul soulage les tensions et les maux de tête causés par les sinusites. Il calme et favorise le sommeil. Il combat le stress et l'angoisse, ainsi que les palpitations d'origine nerveuse. Les fleurs traites les rhumes et la grippe en réduisant les sécrétions nasales. En stimulant la transpiration, elles font baisser la fièvre. On les prescrit pour diminuer la tension artérielle, notamment lorsque celle-ci est due à des troubles psychologiques ou nerveux, mais aussi en traitement à long terme des pressions artérielles très élevées associées à l'artériosclérose.

  • Les parties à récolter :
On prélève les jeunes inflorescences avec leur bractées en juin et juillet, puis la sève, l'écorce et le bois. Leur séchage se fait à l'ombre et leur conservation à l'abri de l'air et de la lumière.
Les apports du tilleul:
C'est un des arbres les plus demandés en herboristerie. Le tilleul contient une huile essentielle, du mucilage, du tanin, des pigments flavoniques et du manganèse. Ses propriétés sont antispasmodiques, cholérétique, émolientes, hypnotiques, sédatives et sudorifiques.

  • Usages :
Angoisse : boire de l'infusion faite de 30 g de fleurs de tilleul pour 1 L d'eau bouillante; infuser 10 minutes, passer et boire aussitôt.
Bain sédatif : verser une infusion de fleurs de tilleul
Céphalée : idem angoisse
Goutte : infusion faite de 20 g de fleurs de tilleul pour 1 L d'eau bouillante, infuser 10 minutes.
Indigestion : Boire lentement une décoction très chaude faite de 60 g de fleurs de tilleul pour 1 L d'eau ; bouillir 15 minutes puis passer.
Crise de nerfs : Boire très chaude une infusion faite faite de 30 g de fleurs de tilleul pour 1 L d'eau bouillante; infuser 5 minutes.
Palpitations : Pour apaiser une crise, boire une tasse d'une infusion faite de 20 g de fleurs séchées de tilleul pour 1 L d'eau bouillante; infuser 10 minutes.
Peau : Pour tonifier la peau, utiliser une lotion faite de 60 g de fleurs de tilleul à faire bouillir 5 minutes dans 1 L d'eau. Pour les peaux à tendance sèche, lotionner avec une décoction faite de 60 g de fleurs de tilleul pour 1 L d'eau; bouillir 10 minutes.
Rhumatismes : Boire 3 tasses par jour pendant 3 semaines d'une infusion faite de 20 g de fleurs de tilleul pour 1 L d'eau bouillante; inufser 10 minutes.
Yeux : pour des paupières enflammées, les laver avec une décoction faite de 50 g de fleurs de tilleul pour 1 L d'eau; bouillir 10 minutes.

Source : Les secrets thérapeuthiques des arbres, Daniel Babo, Ed. Médicis, 2007

Alerte a Babylone



Extrait du film
"Alerte à Babylone" : paroles de Claude Bourguignon
Transcription d’une interview de Claude Bourguignon

A propos de l’agriculture industrielle subventionnée
Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. C’est à dire que nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu’à mourir tellement elles sont malades.
En 1950, on ne mettait pas un seul pesticide sur les blés en Europe. Il n’y avait pas un seul traitement fongique appliqué. Maintenant c’est au moins trois ou quatre, sinon le blé est pourri avant d’arriver dans le silo. Il y a donc une énorme différence... mais ça se voit pas parce que comme on a balancé des produits, on peut dire : “Tiens le blé il est bien.” Sauf que, si il se casse la figure (parce que comme on met trop d’azote, il est trop grand et il tombe, vous avez du voir dans les champs les blés qui tombent), alors on met des hormones pour raccourcir les tiges, c’est pour ça que les blés sont bien plus bas qu’autrefois (autrefois les blés faisaient 1m50 maintenant ils font 60 cm parce que on les racourcis avec des hormones pour qu’ils ne versent pas). Mais ce n’est pas tout : ces hormones font avorter les arbres qu’il y a autour... Ça fait disparaître toute la flore, c’est un espèce de monde complètement abérant, mais les gens ne le savent pas. Ils passent juste devant les champs en voyant des blés. Autrefois les champs étaient plein de coquelicot, et il y avait plein d’autres espèces : une biodiversité.

Biodiversité et vie du sol
Un pays comme la Hollande a déjà perdu 75% de toute sa flore. C’est aujourd’hui l’une des flores les plus pauvres de la planète, et c’est intensifié au niveau agricole de façon incoyable.
Nous n’avons pas été entendus, parce qu’avec Lydia on a quitté l’INRA. On s’est mis à notre compte puisque quand on a commencé à montrer que les sols mourraient biologiquement on nous a demandé de nous taire. On a quitté l’institut et on s’est mis à notre compte parce qu’on estimait que notre devoir de scientifiques c’était quand même d’alerter le monde agricole que la voie qui était choisie n’était pas la bonne et ne permettrait pas de faire une agriculture pérenne.
Il ne peut y avoir d’agriculture pérenne que si on est sur des sols vivants. Le sol abrite 80% de la biomasse vivante... On en a déjà tué 90%, c’est à dire qu’on est en train de tuer tout ce qui est à la source de la vie. C’est quand même les microbes qui nourrissent nos plantes, qui font que nos plantes sont saines, sont nutritives pour nous.


Mauvaise qualité et santé
Nous sommes quand même dans la société la plus comfortable de l’histoire de l’humanité et nos dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an. Il y a quand même des question à se poser ! Est-ce que les gens sont si bien nourris que ça pour être aussi malades ?
Le problème c’est qu’effectivement l’argumentation c’est : “Oui mais regardez ils vivent de plus en plus longtemps.” Bien sûr les gens qui ont en ce moment ont 80 ans n’ont pas connu l’agriculture chimique avant l’age de 50 ans. Puisque c’est apparu dans les années 70, donc jusqu’à 50 ans ils ont mangé du bio !...
Je me souviens encore gamin du lait de vache qui avait goût de lait de vache ! Ça avait vraiment le goût de lait de vache. C’est pas le lait de maintenant. Donc cette évolution est tellement récente dans l’histoire de l’humanité qu’on n’en connaîtra les conséquences complètes que dans plusieurs dizaines d’années...
Et on s’inquiète. Par exemple, à l’heure actuelle, 17% des enfants en Europe sont obèses. On est en droit de se poser des questions sur cette qualité alimentaire.

Le sol est une vrai éponge
Donc si je le gère mal il est compact et serré, il se referme. Si je laisse la faune le travailler il va s’aérer. C’est pour cela que quand vous marchez en forêt sur un sol vous avez vu le côté moelleux du sol forestier, parce qu’en fait il est aéré par la faune alors le sol qui a été labouré, maltraité il est complètement compacté, complètement resserré sur lui-même.
Quand il va pleut sur un sol resserré, l’eau ne peut pas rentrer, l’érosion commence. A ce moment, c’est plus facile d’accuser la pluie d’être responsable de l’érosion et des inondations, que de dire que c’est le système agricole qui a provoqué cette érosion... Puisque les inondations que nous avons en ce moment depuis 20 ans, depuis 20 ans nous traversons les années les plus sèches depuis 3000 ans dans l’histoire de l’Europe et jamais il n’y a eu autant d’inondations, c’est à dire qu’on a inventé avec l’agriculture intensive les inondations en période sèche ce qui est très fort !
Jusqu’à quand la vie peut elle disparaître sans catastrophe humanitaire globale ?
Les écologistes à l’heure actuelle se posent la question de savoir jusqu’où ? A quel moment c’est l’humanité qui commencera à s’écrouler ?
Pour le moment on a détruit 90% de notre biodiversité en Europe, ça va encore pour nous. Donc les écologistes s’interrogent : “Est-ce que c’est à 95% que le système va lâcher ?" On ne sait pas. La catastrophe du crétacé est ridicule en comparaison de ce qui se passe en ce moment. Ca meurt, ça meurt, ça meurt, et puis les gens attendent en disant : “peut être qu’un jour on va voir quand ça va péter”.

Article publié sur Passerelleco