samedi 27 décembre 2008

ASTOR

Dans la grande famille des préparations phyto-pharmaceutiques, les "produits de protection des cultures", les fameux pesticides, il y a les fongicides (qui tuent les champignons), les herbicides (qui tuent les végétaux, les "mauvaises herbes"), et les insecticides (qui tuent les insectes). Parmis ces derniers, j'ai sélectionné cette semaine Astor, de la société BASF Agro SAS.
Ce produit est une spécialité à base d'Alphaméthrine qui appartient au groupe chimique des pyréthrinoïdes de synthèse, ou encore (S)-a-cyano-3-phénoxybenzyl (1R,3R)-3-(2,2-dichlorovinyl)-2,2-diméthylcyclopropanecarboxylate...
Le pyrèthre végétal, naturel, est autorisé en agriculture biologique, mais pas celui de synthèse ("chimique", "industriel").
Pour plus d'information sur Astor, voici sa petite fiche promotionnelle présentée par la société BASF elle-même.
Sur cette dernière, et sur le site de Basf, la publication toxicologique, obligatoire, nous rappelle les différentes phrases de risque :

- R10 : inflammable
- R20/22 : nocif par inhalation et ingestion
- R41 : risque de lésions oculaires graves
- R43 : peut entraîner une sensibilisation par
contact avec la peau
- AQUA : dangereux pour les organismes
aquatiques

En comparant avec les informations données par le ministère de l'agriculture sur son site http://e-phy.agriculture.gouv.fr/spe/9400510-15994.htm, on constate qu'il y a quelques omissions de la part de Basf (ou quelques erreurs de la part de l'Etat...)
En effet, en plus des effets sus mentionnés, le site internet du ministère de l'agriculture et de la pêche ajoute :

- R50 TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES
- R65 NOCIF : PEUT PROVOQUER UNE ATTEINTE DES POUMONS EN CAS D'INGESTION. - R66 L'EXPOSITION RÉPÉTÉE PEUT PROVOQUER DESSECHEMENT OU GERÇURES DE LA PEAU
- R53 PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
- R48/22 NOCIF : RISQUE D'EFFETS GRAVES POUR LA SANTE EN CAS D'EXPOSITION PROLONGEE PAR INGESTION

Par contre, il ne retient pas le risque de lésions oculaires graves (R41) ! Tout cela manque manifestement de rigueur pour un sujet aussi sérieux.

Cet insecticide, Astor, tue les pucerons, tordeuses, doryphores, mouches mineuses, noctuelles, altises, piérides, pyrales, et autres charançons, autrement dit il agit sur un large spectre d'insectes causant des dégâts sur les cultures.
On peut l'employer sur quasiment tous les légumes : haricot, chou, mâche, melon, laitue, poireau, pomme de terre, aubergine, tomate, concombre, courgette, chou rave, etc...
Basf précise toutefois que "par prudence, [il faut] éviter les applications durant les heures de butinage sur les cultures susceptibles d'attirer les insectes pollinisateurs." Un tel avertissement me laisse penser que l'inocuité de ce produit à l'égard de nos chères butineuses ne doit pas être absolue.

Au au sujet des abeilles, pour clore sombrement la polémique au sujet du Cruiser, pointé du doigts par les apiculteurs (voir l'article précédent sur ce pesticide), et qui serait dans une large mesure reponsable de la mortalité des colonies d'abeilles, l'Etat à finalement renouvelé l'autorisation de commercialisation pour un an. Michel Barnier - car c'est bien lui qui signe les homologations - prend donc ses responsabilités, n'écoutant pas le cri d'alerte des apiculteurs mais prêtant l'oreille aux sirènes des "firmes à pesticides", et préfère prendre le risque de passer pour celui qui a permis à ce que les pollueurs et les tueurs d'abeilles continuent leur business sereinement.

Fiche-légume : l'oignon

Les principales caractéristiques

La composition nutritionnelle de l’oignon se rapproche de celle des autres légumes frais.

Il est plus ou moins riche en eau de constitution : cette teneur varie de 86 à 89 % pour les oignons «de garde» (ou «oignons secs»), et peut atteindre 90 à 93 % pour les oignons frais (oignons blancs de printemps).

Il doit l’essentiel de son apport énergétique (34 kcalories aux 100 g en moyenne, soit 142 kJoules) à ses glucides, ou hydrates de carbone. Ceux-ci sont constitués en majorité par des fructosanes, les sucres de réserve de la plante. Ces glucides, molécules complexes formées de chaînes de fructose, ne sont que partiellement assimilables. On relève aussi du glucose, du fructose et du saccharose, ainsi que de petites quantités d’autres glucides (pentosanes et hexosanes). Au total, les glucides représentent environ 7 % de la masse de l’oignon. Dans l’oignon blanc de printemps, plus riche en eau, le taux de glucides est un peu moins élevé, de même que l’apport énergétique (25 à 30 kcalories).

Les protides, les lipides et les autres constituants énergétiques de l’oignon ne sont présents qu’en très faibles quantités.

Parmi les nombreux minéraux et oligo-éléments, le soufre est le plus caractéristique. Il atteint 50 mg/100 g, et entre dans la composition des substances responsables de la saveur et de l’odeur typiques de l’oignon. Le soufre est considéré comme un facteur limitant la tolérance digestive d’un aliment.

On note aussi des teneurs importantes en potassium (170 mg/100 g), en phosphore (35 mg) et calcium (25 mg). Des oligo-éléments relativement rares sont bien représentés : par exemple, le sélénium, qui favorise les défenses immunitaires et s’avère essentiel dans la lutte contre le vieillissement cellulaire (0,001 à 0,010 mg/100 g ; besoin quotidien estimé à 0,055 à 0,070 mg) l’oignon est une des meilleures sources végétales de sélénium ; le manganèse, activateur de nombreuses enzymes, et régulateur des neuro-transmetteurs cérébraux (0,15 mg/100 g ; besoin quotidien de l’ordre de 4 mg) ; le cobalt, anti-anémique car co-facteur de la vitamine B12 (au taux de 0,013 mg/100 g) ; le fluor, nécessaire au bon état des dents et des os (0,04 mg/100 g) ; le molybdène, catalyseur azoté (0,01 mg), etc...

La teneur en vitamine C de l’oignon est loin d’être négligeable : elle atteint 25 mg/100 g dans l’oignon blanc («oignon frais»), et reste aux alentours de 7 mg dans l’oignon «de garde», celui que l’on consomme toute l’année. On comprend mieux le rôle d’aliment anti-scorbutique joué autrefois par l’oignon pour les marins qui partaient en haute mer. Les pigments colorés (polyphénols flavonoïdes jaunes, ou substances anthocyanes de couleur rouge ou violette) qui donnent aux différentes variétés d’oignons leurs teintes caractéristiques, possèdent aussi des propriétés «vitamine P», et potentialisent l’action de la vitamine C (en renforçant notamment la résistance des capillaires sanguins).

Beaucoup de vitamines du groupe B sont retrouvées dans l’oignon, à des taux modérés. On relève aussi la présence de vitamine E (0,14 mg/100 g) et de provitamine A (0,01 à 0,05 mg).

Les fibres, moyennement abondantes (2,1 %), sont constituées à la fois de celluloses et d’hémicelluloses (qui forment les parois des cellules végétales) et de pectines et autres substances colloïdales (donnant des composés de consistance mucilagineuse après cuisson). Cet équilibre, entre des fibres de nature différente, rend l’oignon cuit doucement laxatif, et bien supporté par les intestins.

L'intérêt nutritionnel et diététique

Bien qu’il soit souvent consommé en quantités modérées - notamment lorsqu’il est utilisé comme condiment - l’oignon possède de réelles qualités nutritionnelles : il peut fournir des quantités appréciables de vitamine C, et de «facteur vitaminique P», de nombreux minéraux et oligo-éléments (notamment du sélénium, aux propriétés immunitaires et anti-oxydantes reconnues). Et tout ceci en même temps qu’un apport calorique modéré (ce qu’on apprécie en général aujourd’hui !).

Mais l’oignon présente, de plus, des actions physiologiques originales, qui ont fait l’objet de nombreuses études récentes :

Action diurétique

Due semble-t-il à la présence des fructosanes, ces glucides particuliers, abondants dans le bulbe ; et probablement au rapport élevé potassium/sodium.

Effets bénéfiques sur le système cardio-vasculaire

L’oignon frais inhibe l’agrégation plaquettaire (en agissant sur différents systèmes enzymatiques), ce qui évite la formation éventuelle de caillots, et protège des risques d’obstruction des vaisseaux et de thrombose. Une équipe bordelaise a démontré que ces effets sont nettement observables avec une consommation quotidienne de 200 g d’oignons crus.

Chez l’animal, on a mis aussi en évidence une action protectrice vis-à-vis d’une surcharge alimentaire en cholestérol.

Action hypoglycémiante

L’oignon s’oppose à une élévation excessive du taux de sucre dans le sang. Les principes actifs : certains constituants soufrés (disulfure d’allyle et de propyle) et une amine spécifique (la diphénylamine). Cette action a été retrouvée chez l’animal et chez l’homme.

Action bactériostatique

A l’état frais, l’oignon s’oppose à la prolifération microbienne, et peut même jouer un rôle anti-bactérien, notamment vis à vis des bactéries gram+.

Source : Aprifel

mardi 23 décembre 2008

Panier du mardi 30 décembre

Panier du mardi 30 décembre

A titre indicatif (susceptible de modifications)


1 kg de betteraves rouges

400 g de lentilles


1 céleri rave


1 kg de carottes


1 chou de Milan ou 400 g de choux de Bruxelles

2 gros navets

500 g de radis rose de Pâques (ostergruss)

1 oignon

1 aromatique



Les Plus :

Cidre

jus de pomme
pommes

lundi 22 décembre 2008

Soupe à l'oignon

Ingrédients

1 kg d'oignons
2 c. à soupe d'huile
2 c. à soupe farine
1 petite branche de thym
2 feuilles de laurier
Sel, poivre
Pain rassis ou croutons frottés à l'ail.

Préparation
Epluchez et émincez les oignons en lamelles.
Dans un faitout, faites un peu chauffer l'huile.
Incorporez doucement les oignons émincés et faites-les rissoler à feu moyen tout en remuant avec une cuillère en bois jusqu'à obtenir une couleur jaune dorée (surveillez bien pour ne pas les laisser noircir).
Ajoutez les 2 c. à soupe de farine et remuez pour bien en imprégner les oignons.
Versez lentement par-dessus environ 2 litres d'eau tiède puis ajoutez la branche de thym et les feuilles de laurier. Salez et poivrez.
Mettez sur feu moyen et à moitié couvert jusqu'à ébullition.
De temps en temps mélangez en raclant le fond du faitout. Surveillez pour que la soupe ne déborde pas et réduisez la température de cuisson si nécessaire.
Laissez cuire sur feu doux env. 15 mn après l'ébullition.
Puis retirez le thym le laurier, et passez la soupe au mixeur plongeant.
C'est prêt !

samedi 20 décembre 2008

Bortsch

Le bortsch, également bortch ou borscht, est un potage national russe.

Ingrédients:
- 400 g de viande de bœuf
- 1 os à moelle
- 2 carottes
- 2 navets
- 2 pommes de terre
- 1 cœur de chou blanc
- 1 oignon piqué de 2 clous de girofle
- 2 échalotes
- 1 gousse d'ail
- 1 betterave rouge précuite
- 50 cl de crème fraîche
- vinaigre, sel, poivre
- eau

Préparation:
Couvrir la viande, l'os et les légumes coupés finement (sauf la betterave rouge) d'eau. Porter à ébullition, écumer, saler et poivrer
Fermer la cocotte, faire monter en pression sur feu vif ; dès que la soupape chuchote, réduisez le feu et laissez cuire 30 min sur feu doux
Hacher la betterave rouge. Ajouter-la à la soupe quelques minutes avant de servir. Mettez une cuillère de crème fraîche dans chaque assiette et un peu de vinaigre
Verser le bortsch dessus et servir la viande à part.

Note:
Le bortsch peut être préparé et servi soit chaud soit froid. Il est souvent accompagné d'une crème acidifiée (comparable à la smetana de l'Europe de l'est) ou d'une crème fouettée.

Source : wikibooks

jeudi 18 décembre 2008

Fiche-légume : la betterave rouge

La betterave rouge fait partie des légumes racines riches en glucides (8 à 10g aux 100g, surtout du saccharose), et assez énérgétiques (40 à 45 kcalories). C'est un légume intéréssant comme aliment de diversification minérale et vitaminique. Minéraux et oligo-éléments y sont abondants et variés. Elle renferme aussi de nombreuses vitamines (en particulier des vitamines du groupe B, et de la vitamine C: 5 à 10 mg aux 100g).
Ses fibres favorisent une assimilation progressive des glucides, et présentent aussi l'intéret de stimuler le fonctionnement des intestins. Elles sont mieux tolérées lorsque la betterave est cuite (si on la cosomme crue, il est recommandé de la raper trés finement).


L'intérêt nutritionnel et diététique


Un apport minéral de qualité

La betterave rouge fournit un large éventail de minéraux, et contribue en particulier à la recharge de l’organisme en potassium, qui intervient pour régler la pression artérielle et permettre la transmission de l’influx nerveux. Elle participe également à la couverture du besoin de magnésium : une portion de 100 g de betterave assure 6 à 7 % de l’apport quotidien conseillé. A noter que du fait de sa richesse naturelle en sodium, elle doit être consommée avec modération dans un régime hyposodé très strict.

Des fibres efficaces

Riche en fibres, la betterave aide à lutter contre la paresse intestinale : ses celluloses et hémicelluloses sont en effet très efficaces pour stimuler le fonctionnement des intestins. Ces fibres sont attendries par la cuisson : la betterave est mieux tolérée par les intestins sensibles lorsqu’elle est consommée cuite. Lorsqu’on la sert crue, il est recommandé de la râper très finement. Les fibres de la betterave ont aussi la propriété de ralentir et régulariser l’assimilation des glucides, qui seront ainsi métabolisés plus progressivement.

Un complément utile en vitamine B9

La betterave rouge renferme des quantités appréciables de vitamine B9 (ou acide folique), nécessaire à la division cellulaire et à la synthèse des protéines. Un déficit en cette vitamine peut provoquer de la fatigue, une perte de l’appétit et une forme particulière d’anémie, dite mégaloblastique ; il favoriserait aussi la survenue de troubles cardio-vasculaires. L’apport quotidien recommandé pour la vitamine B9 est de 300 µg (il est augmenté chez la femme enceinte), et on estime actuellement que 5 à 10 % des femmes jeunes et des personnes âgées n’ont pas des apports suffisants en cette vitamine. C’est pourquoi la consommation d’aliments qui en fournissent de bonnes quantités est à encourager. La betterave rouge peut ainsi jouer un rôle utile comme source d’acide folique, puisque avec une portion de 100 g seulement, on peut couvrir 28 % de l’apport conseillé journellement.

source : Aprifel

Voir la recette russe du bortsch avec de la betterave

Recettes avec des betteraves rouges

pour aller plus loin

Poêlée aux poireaux et céleri-rave

Préparation : 10 minutes
Cuisson : 20 minutes

Ingrédients :
Pour 4 personnes personnes
- 1 céleri rave
- 2 poireaux
- 50 g de beurre + 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- sel, poivre.

Préparation:
Peler le céleri-rave, le couper en lamelles puis en petits dés. Oter la base et la partie supérieure des feuilles de poireaux. Les fendre en 2 dans la longueur et les passer sous l’eau. Essuyer et couper en rondelles fines. Faire fondre le beurre et l’huile dans une sauteuse. Mettre à cuire les poireaux et le céleri à feu doux et à couvert pendant 20 minutes en remuant régulièrement. Saler en cours de cuisson. Poivrer à la fin.

Soupe de légumes

Ingrédients :
- 3 carottes
- 1 oignon
- 2 navets
- 2 pommes de terre
- 1 poireau
- 4 portions de fromage fondu
- 2 litres d'eau
- Sel et poivre

Préparation:
Laver et éplucher les légumes, de préférence à l'économe pour avoir le moins de perte possible. Couper les légumes.
Faire chauffer 2 litres d'eau salée. Lorsque l'eau bout, y verser les légumes.
Cuire les légumes pendant 20 minutes, puis ajouter les fromages fondus. Mixer le tout.

Astuce : s'il vous reste des fanes de radis, de carottes..., n'hésitez pas à les nettoyer et à les ajouter dans la soupe.

mercredi 17 décembre 2008

Choucroute

Histoire
Ce mode de préparation du chou nous viendrait de Chine, d'où il aurait été rapporté par Attila et ses Huns qui auraient découvert sa méthode de conservation par la saumure, lorsqu'ils se sont heurtés à la Grande Muraille, dont les ouvriers et les garnisons étaient nourris, dans ces contrées isolées et arides, d'une espèce de chou ainsi fermentée.

Après leur échec chinois, les Huns ont porté leurs conquêtes vers l'ouest, passant par la Bavière et l'Autriche avant d'atteindre l'Alsace en 451. C'est la date probable à laquelle cette préparation du chou est apparue dans ces régions, qui utilisaient du reste la lactofermentation pour la conservation d'autres légumes, notamment du navet. [Cf. Le Mangeur alsacien, éditions La Nuée Bleue]

Les premières références à la cuisson du chou ainsi préparé datent du XVe siècle, des textes du XVIe siècle en attestent la présence à la table des monastères. Au XVIIe siècle, on le trouve sous l'amusant nom de « Kompostkrut » (chou compost), et au siècle suivant il se généralise en Alsace et dans une partie de la Lorraine. Ce n'est qu'au XIXe siècle que la choucroute désignera le plat de chou cuit avec son accompagnement. [Cf. Inventaire du patrimoine culinaire de la France, Alsace, éditions Albin-Michel]

Le chou
Le chou communément employé est le chou cabus quintal d'Alsace, également appelé quintal de Strasbourg. C'est une variété d'automne à pomme arrondie et légèrement aplatie, rustique et productive, de grande taille — il peut dépasser sept kilogrammes — récolté d'août à fin novembre.

Fabrication du chou fermenté
Le chou est débarrassé de ses feuilles externes et de son trognon, puis coupé en fine julienne sur un coupe-chou, rabot à lame multiple destiné à cet usage.
Il est ensuite disposé par couches de vingt centimètres d'épaisseur séparées par des couches de sel, environ 2,5 % à 3 % du poids des légumes, dans un haut tonneau de bois ou de grès. Une planche de bois ajustée permet de fermer le récipient de manière à isoler le chou de l'air, une pierre de lester le couvercle et comprimer le tout. L'industrie utilise des cuves en ciment ou en plastique.
Les bactéries nécessaires à la fermentation sont naturellement présentes dans le chou. Au début, Leuconostoc mesenteroides commence son œuvre, puis est tué par ses propres excrétions d'acide lactique lorsque la concentration de ce dernier atteint 0,25 % à 0,3 %. Lactobacillus plantarum et Lactobacillus cucumeris, pour l'essentiel, prennent le relais et amèneront la teneur totale en acide lactique à environ 2,5 %.
La fermentation, anaérobie, transforme les sucres en acide lactique ; sa durée est de trois à huit semaines, en fonction de la température. Le chou perd environ la moitié de sa masse et se concentre en vitamines et sels minéraux.

Vertus
La choucroute, facile à conserver et riche en vitamine C, est un repère dans l'évolution alimentaire, tant elle améliora la nutrition et santé des populations l'hiver. Elle contribua, de façon non négligeable, au développement économique en améliorant, arme de choix contre le scorbut, la situation des marins durant les longs voyages maritimes. Sans son accompagnement et en tenant compte de sa teneur en sel, la choucroute est particulièrement diététique.
Consommation en France
La consommation moyenne en France est de 900 g par personne et par an.
Recette

Ingrédients :
Les proportions suivantes sont données pour 4 à 6 personnes. Compte tenu du nombre d'ingrédients, il parait en effet difficile de réaliser une choucroute pour un nombre plus réduit de convives.
- 750 g de choucroute
- 500 g de pommes de terre
- 300 g de collet (échine de porc) salé
- 300 g de palette fumée
- 4 paires de saucisses de Strasbourg, appelées «knacks»
- 4 saucisses de Montbéliard, ou 4 gendarmes
- 300 g de lard fumé et/ou salé
- une dizaine de baies de genièvre
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- saindoux
- vin blanc sec
- sel, poivre

Préparation :
Macéré de longues semaines dans sa saumure, le chou doit en premier lieu être lavé soigneusement dans plusieurs eaux afin de le dessaler. Il est même recommandé de le blanchir, c’est-à-dire de le plonger quelques minutes dans l'eau bouillante après lui avoir fait subir un premier lavage sommaire à l'eau courante, puis de le rincer et de l'égouter. Il est alors prêt à être cuisiné.
Faire fondre l'oignon émincé dans le saindoux. Cette étape est facultative, on peut en effet aussi piquer un oignon avec des clous de girofle et le disposer au cœur de la choucroute.
Dans un faitout, disposer une bonne couche de choucroute, l'ail et l'oignon, puis les viandes à l'exception de celles qui nécessitent un autre mode de cuisson (voir ci-dessous), puis une nouvelle couche de choucroute. Mouiller abondamment avec un mélange de vin blanc sec et d'eau.
Les proportions du mélange sont affaire de goût, à défaut d'expérience on peut faire moitié eau, moitié vin. Le mouillage peut également être fait avec un mélange de bière blonde légère, par exemple de type Pils, et d'eau, selon le même principe. Assaisonner raisonnablement.
Mettre à cuire 1h30 à feu doux à moyen, de sorte que l'ensemble soit porté à ébullition. L'utilisation d'un autocuiseur permet de ramener le temps de cuisson à 3/4 h / 1 h, à compter de la mise sous pression. Ce plat peut être réchauffé avec bonheur en vue d'une consommation au cours des jours suivants, il prend en effet des arômes plus prononcés à chaque fois.
Accompagner de pommes de terre cuites à la vapeur et de knacks pochés (10 mn).
La composition de la choucroute fait l'objet de multiples variantes, selon les goûts et les traditions locales et familiales. C'est notamment le cas de la garniture qui peut parfaitement incorporer, outre les ingrédients ci-dessus: un jarret de porc, cuit avec la choucroute; du cervelas, à rajouter dans la choucroute 15/20 minutes avant la fin, ou à pocher à part (10 mn); du boudin noir, cuit à la poêle; des cotelettes de porc, cuites à la poêle; des quenelles de foie de porc, à pocher (10 mn).
source : wikipedia et wikibooks

Panier du mardi 23 décembre

Panier du mardi 23 décembre


1 kg de betteraves rouges

1 pot de couli de tomates


500 g de choux de Bruxelles


1 kg de carottes


1 botte de poireaux

2 gros navets

500 g de radis rose de Pâques (ostergruss)

1 kg d'oignons



Les Plus :

Cidre

jus de pomme
pommes

samedi 13 décembre 2008

Semences traitées : thirame iprodione méfénoxam


Je viens de recevoir mes semences pour l'année prochaine et oh ! surprise ! 4 paquets sont des semences traitées. Pas de panique, les semences sont renvoyées et leur équivalent bio ou non-traité sera commandé.

Un peu curieux, je cherche à en savoir plus sur les produits de traitements : pour bien faire la chose, ils en ont mis 3 :
- thirame ("Inhibition de la germination des spores", c'est-à-dire fongicide)
- iprodione ("Alteration des glucides ?, inhibition de la germination des spores et de l'élongation des hyphes mycéliens", c'est-à-dire fongicide)
- méfénoxam ("Inhibition de l'arn-polymerase I", c'est-à-dire fongicide)

Phrases de risques :

Pour le thirame :
R40 - EFFET CANCEROGENE SUSPECTE : PREUVES INSUFFISANTES
R68 - POSSIBILITE D'EFFETS IRREVERSIBLES
R20/22 - NOCIF PAR INHALATION ET PAR INGESTION
R50 - TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES
R36/37 - IRRITANT POUR LES YEUX ET LES VOIES RESPIRATOIRES
R43 - PEUT ENTRAINER UNE SENSIBILISATION PAR CONTACT AVEC LA PEAU
R53 - PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE

Pour l'iprodione :
AQUA - DANGEREUX POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES.
R40 - EFFET CANCEROGENE SUSPECTE : PREUVES INSUFFISANTES

Pour le méfénoxam :
R22 - NOCIF EN CAS D'INGESTION
R52/53 - NOCIF POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES, PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES À LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE

... Je crois que j'ai bien fait de renvoyer les paquets....

Source

Purée de rutabagas aux oeufs

Ingrédients :

- 2 rutabagas moyen pelés et coupés en petits morceaux
- 75 cl de bouillon de bœuf
- 4 pommes de terre moyennes pelées et coupées en 4
- 2 cuillères à soupe de crème fraîche
- 2 cuillères à soupe de chapelure
- ¼ cuillère à café de muscade râpée
- ½ cuillère à café de sel
- 2 œufs battus
- 10 g de beurre
- poivre

Préparation :

Préchauffer le four à 180 ° (thermostat 6)
Mettre les rutabagas dans le bouillon avec le sel porter à ébullition, réduire le feu, couvrir la casserole et laisser cuire 5 minutes.
Ajouter les pommes de terre et laisser cuire encore 10 à 15 mn jusqu’à ce que les légumes soient tendres.
Egoutter les légumes, les remettre dans la casserole et les écraser en purée.
Réduire en crème le beurre puis incorporer la crème, la chapelure, la muscade, le poivre et les œufs Mélangez
Incorporer cette préparation à la purée de légumes puis étaler dans un plat à gratin huilé.
Enfourner pour 1 heure de cuisson, le dessus doit être bien doré.
Servir immédiatement avec de la viande rôtie.

Velouté de rutabagas

Ingrédients :
- 400 g de rutabagas
- 300 g de pommes de terre
- 1 oignon
- 1 litre d’eau
- clou de girofle
- 1 jaune d’œuf
- sel poivre
- 1 cuillère à soupe de crème fraîche

Préparation :
Préparez et lavez les légumes.
Coupez les en petits morceaux.
Ajoutez l’eau salée et le bout de clou de girofle.
Faites cuire à la cocotte minute environ 12 mn à partir du sifflement.
Retirez le clou de girofle et passez le tout au mixer.
Hors du feu, délayez le jaune d’œuf avec une cuillerée d’eau froide.
Au moment de servir, ajoutez le au potage avec la crème fraîche.
Servez chaud sur des tranches de pain dur.
poireaux

Cresson à repiquer sous tunnel

mâches à repiquer sous tunnel froid

vendredi 12 décembre 2008

les graines


Les semences pour l'année prochaines sont arrivées par la poste ce matin
En vrac, il y aura, aromatiques (thym citron et thym d'hiver, menthe, romarin, sauge, ciboulette, persil), artichaut gros vert de Laon, Carotte, céleri branche et rave, chou rouge, chou cabus, chou de Milan de Pontoise, Brocoli, chou romanesco, chou de Bruxelles, chou-rave, chou frisé non pommé, cornichon, courgette verte, courgette ronde, chou fleur, chou pointu précoce de Louviers, concombre, butternut, patidou, patisson, potimarron, potiron, courge, épinard, fève, laitue pommé, feuille de chêne, batavia, chicorée scarole et frisée, navet de Nancy et de Milan, pourpier, mâche, mesclun, chou chinois, cresson, haricot mangetout contender, haricot à écosser borlotto et rognon de coq, pois mangetout, petit pois, maïs doux, roquette cultivée, oignon blanc, panais, betterave rouge, pomme de terre, poireau, tomate, aubergine, poivron, radis de printemps, radis noir, radis violet de Gournay, radis rose de Chine, rutabaga, blette (ou bette à carde ou poirée), cébette (oignon en vert), etc.....

jeudi 11 décembre 2008

Sondage oeufs


Souhaitez-vous avoir des oeufs bio dans vos paniers ?



Panier du mardi 16 décembre

Panier du mardi 16 décembre


1 kg de pommes de terre

650 g choucroute (pensez à apporter vos gamelles !)


125 g de mâches


1 chou de Milan (ou Romanesco)

500 g de blettes


800 g de carottes (ou rutabagas)


1 botte de poireaux

1 céleri rave

1 aromatique (menthe)



Les Plus :

Cidre

jus de pomme
pommes

lundi 8 décembre 2008

Cruiser

Cette semaine, je vous présente le Cruiser, un insecticide dont la substance active est le Thiamethoxam. Il est autorisé pour traiter les semences de maïs, notamment contre le taupin.

Outre le fait qu'il soit dangereux pour l'environnement (N), le Cruiser, commercialisé par la société suisse SYNGENTA AGRO S.A.S, est très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique (R 50/53).

En phrases de prudence, on peut lire, sans rire, que pour protéger les oiseaux et les mamifères sauvages, les semences traitées doivent être enfouies dans le sol. Il faut également que l'agriculteur s'assure que les semences traitées soient enfouies au bout des sillons (SPE5) (sic). Je vois mal l'agriculteur descendre de son tracteur pour contrôler que les semences ont bien été enfouie à la fin de chaque rang de maïs, ni même faire le tour de ses 400 ha à la recherche d'un grain de maïs mal enterré ! Il faudrait peut-être installer une pancarte à l'entrée de la parcelle : "Attention ! champ toxique. Accès interdit aux volatilles et autres animaux sauvages. Les chats et chiens sont les bienvenus."

"Pour protéger les eaux souterraines, ne pas utiliser ce produit ou tout produit contenant des substances de la même famille en traitement des semences sur plus d'une culture sur trois" (SPE1). Si j'ai bien compris, il faut que l'agriculteur attende 2 ans avant de pouvoir resemer du maïs traité au thiamedoxan au même endroit parce que ce produit ne va pas améliorer la qualité de nos eaux....

Enfin, le cruiser est, selon les dires du ministère de l'agriculture qui autorise la commercialisation et l'utilisation du cruiser, "dangereux pour les abeilles" (SPE8) : il faut donc "ne pas introduire de plantes pouvant devenir attractive pour les abeilles dans la rotation culturale ou appliquer des mesures permettant de limiter l'exposition des abeilles."
Si le voisin avait décidé de semer du tournesol cette année, c'est rappé ! A moins que l'agriculteur prennent les mesures nécessaires pour "limiter l'exposition des abeilles". Encore une fois, je pense que l'idée de la pancarte n'est pas mauvaise : "Espace interdit aux abeilles. Veuillez rebrousser chemin". Bref, l'abeille gêne, elle n'est pas la bienvenue, elle ennuie l'agriculteur qui ne peut pas semer son maïs traité comme il veut ! Mais pas d'inquiétude, elle disparaît et d'ici quelques années, l'Etat pourra supprimer la mention SPE8 sur ses emballages de Cruiser. Economie d'encre, développement durable oblige ! Et l'abeille remercia Syngeta...

Concernant cette affaire, lire l'article de France Nature Environnement
Pour avoir un autre son de cloche, http://www.affaire-gaucho-regent.com/

Feu vert de l'UE au soja transgénique de Monsanto

Moins d'un mois après l'absence de majorité qualifiée au sein du Conseil de l'UE, la Commission européenne a donné son feu vert, jeudi 4 décembre, à l'importation et à l'utilisation dans l'UE à des fins alimentaire du soja génétiquement modifié MON89788 de la firme américaine Monsanto.

La décision a été prise sur la base d'un avis favorable de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) sur ce soja, aussi appelé "Round up ready 2", qui doit être résistant à un herbicide. L'EFSA a estimé qu'il ne présentait "aucun risque pour la santé humaine ou animale, ou pour l'environnement", a précisé Bruxelles.

La Commission a pris la décision seule, conformément aux procédures européennes quand les Etats membres n'ont pas réussi à trouver une majorité pour ou contre l'autorisation d'un organisme génétiquement modifié (OGM). Cette autorisation est valable pour dix ans, pour l'importation et l'utilisation de cet OGM dans la production de nourriture humaine ou animale. Les produits l'utilisant devront l'indiquer clairement.

Anne-Laure Gaffuri - publié le: 08-12-2008
source

mercredi 3 décembre 2008

Les courges de l'année prochaine


Un petit sondage pour connaître quelles sont les courges que vous préférez parmis celles que j'ai sélectionné pour l'année prochaine.



Courge musquée de Provence : Fruits: arrondis, applatis, avec le pédoncule renfoncé, de couleur verte avant maturité, virant au brun par la suite; Chair: orange foncé, épaisse, ferme, fibreuse, légèrement aqueuse, douce, aromatique et fruitée, de bonne qualité; Utilisation: idéale pour toute sorte de préparations, soupes (aussi utilisée comme soupière), gâteaux. Pies, confitures.


Courge musquée Sucrine du Berry : Fruits : vert-orange, en forme de quille ou de poire; Chair : jaune-orange, épaisse, ferme, un peu fibreuse, juteuse, douceâtre, de bonne qualité ; Utilisation : pour soupes, purées et mets sucrés, pour rôtir.

Courge pleine de Naples : Lunga di Napoli ou Pleine de Naples est une variété typiquement italienne. Fruits: de couleur verte tachée, devenant vert-brun à maturité. Chair: orange foncé, ferme légèrement aqueuse et fribreuse, fruitée et de bonne qualité; Utilisation: pour soupes et mêts sucrés.



Courge Early butternut : Variété précoce américaine qui ne court pas beaucoup et fait économie de place. Elle a reçu le prix »All America Selections Winner« en 1979. » Fruits: beige en forme de poire allongée. Chair: orange, ferme, douce, aromatique; Utilisation: pour rôtir, étuver, tartes et confitures.


Patidou Sweet dumpling : Très belle variété qui porte le nom anglais de "grassouillet doux". Cette variété nous provient du Mexique et du Sud des Etats-Unis, du Texas à la Floride. Avec le temps les raies vertes deviennent oranges. Fruits: ronds, aplatis, légèrement côtelés, convexe du côté fleur et concave du côté pédoncule. Chair: jaune clair, ferme, douce avec un aôme fin de marron; Utilisation: pour manger crû, mêts au four, mêts sucrés, glace et pour farcir.


Patisson blanc : Fruits: blancs, en forme de disques. Pour la cuisine les Pâtisson blancs devraient être utilisés très jeunes, ils sont alors tendre et peuvent être préparés sans enlever la peau. Chair : blanchâtre, tendre; Utilitsation : crû en salade, pour frire, farcir et mettre en conserve.

Potimarron Red Kuri (courge de Hokkaïdo) Fruits rouge-orange, peau dure,chair colorée de très bonne qualité gustative. Bonne conservation.




Panier du mardi 9 décembre

Panier du mardi 9 décembre


1 kg de pommes de terre

1 chou


1 kg de rutabagas


1 pot de confiture

500 g de blettes


1 botte de carottes


1 botte de poireaux

1 céleri rave

1 aromatique (laurier ou thym)



Les Plus :

Cidre

jus de pomme

lundi 1 décembre 2008

SRPV - ORP

Aujourd'hui je viens de découvrir le Service Régional de la Protection des Végétaux (SRPV). Avec un tel nom, je pensais découvrir un organisme chargé de protéger la nature, les fleurs et les arbres et toutes ces plantes que l'on trouve encore dans nos campagnes. Impatient de connaître leurs actions en faveur de la biodiversité et du maintien d'espèces protégées ou en voie de disparition, je me suis donc rendu sur leur page de présentation et là, quelle ne fut pas ma surprise de voir que sous cette dénomination alléchante de "service de protection des végétaux", se cachait en fait un organisme de l'Etat (sous le contrôle de la Direction Régionale de l'Agriculture et de la Fôret, la Draf) dont la principale fonction est de contrôler l'état sanitaire des cultures, de répertorier les foyers d'invasion des insectes ou de propagation des maladies des végétaux. Bref, il s'agit d'un service destiné aux agriculteurs, semblable aux prévisions météorologiques, sauf qu'en consultant le SRPV, c'est l'évolution possible de la pression des insectes nuisibles et autres maladies que l'on connaît. Il s'agit donc d'une activité d'observation et de diagnostic, une sorte d'outil aux agriculteurs pour les aider dans leur prise de décision quant à aux produits phytosanitaires à utiliser, à quel moment et à quelle dose. En connaissant la localisation et la pression de tel ou tel parasite, l'agriculteur peut prévoir son plan de protection de ses cultures... et de ses rendements.
Ce service de l'Etat rentre parfaitement dans la tendance actuelle à observer, répertorier, noter, constater, surveiller, tracer (la fameuse traçabilité), etc. mais quant à agir concrètement.... C'est ce qu'on appelle "les bonnes pratiques agricoles", la "lutte raisonnée", "l'agriculture durable", etc. Continuons comme avant mais écrivons-le, pour mémoire... Il s'agit simplement de savoir quelle quantité de pesticide l'agriculteur déverse dans ses champs. Nos ancêtres agriculteurs auraient-ils eu de "mauvaises pratiques agricoles", auraient-ils pratiqués la "lutte folle" et "l'agriculture jetable" ? Je me questionne...

Ainsi, la DRAF, et plus particulièrement, le SRPV, ont pour mission "d'informer sur la réglementation en agriculture et sur les mesures pour mettre en oeuvre les produits en respectant au mieux l'environnement et assurer la sécurité alimentaire des consommateurs". Ce que j'aime dans leur discours c'est le "au mieux": faudrait pas trop en faire non plus ! Quant à la "sécurité alimentaire", véritable dictature de la propreté, je me suis laissé dire que c'était justement les produits chargés de protéger les végétaux qui étaient responsables des pollutions et autres problèmes de santé.... Le serpent se mordrait-il la queue ? Autrement dit, le SRPV met à la disposition des utilisateurs des "produits de protection des cultures" (les pesticides) la législation concernant les spécialités chimiques autorisées, sur quelle culture, à quelle date avant récolte, à quelle dose d'emploi, etc. Il explique comment pulvériser l'insecticide, fongicide ou autre herbicide destiné à protéger les végétaux (les cultures) des insectes, des champignons et des herbes, dans le respect de l'art. Bref, le SRPV est là pour encadrer l'utilisation de ces produits et pour conseiller l'utilisateur. Actuellement, leur cheval de bataille, ce sont les LMR, les limites maximales de résidus.... de pesticides sous/bien-entendu. Où il est question de seuil de toxicité, d'accumulation et de mélange de tous ces produits. Encore une fois légiférer sur les limites à ne pas dépasser (pour avoir de bonnes pratiques agricoles, promouvoir le développement durable et l'agriculture raisonnée) revient à reconnaître et à assumer qu'aujourd'hui les agriculteurs utilisent des produits phytopharmaceutiques toxiques pour l'environnement et la santé et pour certains concérogènes et tératogènes.

Autre service de l'Etat, même leurre : l'observatoire des résidus de pesticides (ORP - encore un sigle !). Là aussi je pensais trouver un organisme chargé d'avertir les populations quant aux dangers des pesticides et de mettre en place une politique tournée vers l'arrêt de l'utilisation de ces produits, la promotion d'alternatives, et pourquoi pas l'agrobiologie, etc. Encore une fois, quelle désillusion ! Je retrouve les mêmes termes creux qui ne font que constater un état de fait, de prendre note, d'étudier, d'analyser, d'observer, de rassurer en quelque sorte. Leur slogan pourrait être : Vous polluez avec vos pesticides, ne vous cachez plus, on le sait, alors dite-le nous, on vous aidera à continuer !" L'observatoire a pour mission de "gérer les risques". Son plan d'action consiste, une fois encore, à permettre que l'on continu à utiliser des produits chimiques toxiques pour l'environnement et la santé tout en encadrant, en légiférant, en "raisonnant", ces mêmes pratiques qui continuent de perdurer. L'ORP qui, apparemment se concentre sur les pesticides qui polluent la Guadeloupe, avec l'aide du Groupe Régional d’Etude sur les Produits Phytosanitaires (GREPP) et du Groupe REgional PHYtosanitaire (GREPHY) évaluent les risques, dans un premier temps, puis, dans un second temps, gèrent les risques. Et la Guadeloupe continue d'être polluée. Mais soyez rassurés, maintenant, l'Etat le sait, nous sommes en sécurité, l'administration gère ! Toute cela à coup de millions d'euros de subventions, d'aides et autres frais de mise en place de toutes ces structures administratives.

La pollution de la Guadeloupe par les pesticides est le fait du chlordécone (porte bien son nom celui-là), un oraganochloré, aujourd'hui interdit. Utilisé depuis 1972, une commission d'enquête s'apperçoit subitement que ce produit est nocif en 1989; le retrait d'homologation se fait en 1990, l'autorisation de continuer à polluer jusqu'en 1992 (le temps que l'on transcrive la directive européenne dans le droit français, et qu'accessoirement, on écoule tous les stocks de ce produit, sans avoir à payer pour s'en débarrasser); des dérogations jusqu'en 1993 pour motif économique (les entreprises qui recouvrent leurs bananes avec du chlordécone ayant essuyé des attaques de charançons noirs contre lequel est censé lutter ce produit, ne pouvaient économiquement employer un substitut car étant moins efficace !!!) Bref, comme toujours, on préfère l'intérêt financier à l'intérêt écologique. Il aura quand même fallu 5 années pour mettre un terme à l'utilisation de spécialités contenant le chlordécone, 5 années pendant lesquelles on a pu continuer à déverser le polluant sur les bananes !

Pour finir j'ai voulu en savoir plus sur les spécialités contenant le chordécone. Je suis donc allé sur le site de référence en la matière - e-phy - mais la fiche sur cette substance est vide. Bien qu'effectivement l'usage ne soit plus autorisé, il l'a été pendant plusieurs années. D'autres substances comme le Carbendazime, non-autorisé en France, dont l'usage à été refusé par l'Etat, ont pourtant leur petite fiche bien remplie...