Tu as mangé quoi aujourd’hui? Euh, normal…128 résidus chimiques, 81 substances chimiques, 36 pesticides, 47 substances cancérigènes, et 37 perturbateurs endocriniens!
Vous faites attention à donner du poisson à vos enfants? Vous leur recommandez de manger des fruits et des légumes pour leur santé? Les données scientifiques vous donneraient raison si véritablement les instances officielles chargées du contrôle des aliments en France réalisaient le travail de protection des consommateurs qui leur incombe. Ensemble, Les associations Générations Futures et HEAL ont décidé de lancer une campagne sur le thème de l’environnement et les risques de cancer en France, avec le soutien d’ONG comme le WWF-France et le réseau environnement santé (RES). Leur but est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s’imposent. Pour ce faire, ils ont réalisé une série d’enquêtes. Les résultats ont imposé un titre à cette enquête, l’assiette toxique.
L’enquête s’est voulue simple. Elle n’a pas le poids d’une publication scientifique, elle constate. Des laboratoires ont analysé les aliments pris dans une journée par un enfant de 10 ans. Ces aliments, non issus de l’alimentation biologique, ont été achetés dans divers supermarchés de l’Oise et de Paris. Une contrainte à ces repas, suivre les recommandations gouvernementales du PNNS, le Plan National Nutrition Santé, en matière d’alimentation : Manger au moins 5 fruits et légumes par jour, à chaque repas et selon l’appétit manger des pains, céréales, pommes de terre et légumes secs, avoir 3 rations de lait et produits laitiers (yaourts, fromages) par jour, limiter la consommation de sel, de matières grasses ajoutées et de produits trop sucrés, boire de l’eau à volonté.
Diverses substances chimiques ont été recherchées par plusieurs laboratoires accrédités, spécialisés dans des analyses alimentaires : des plastifiants dont du bisphénol A (BPA) et des phtalates, des retardateurs de flamme bromés (PBDE), des dioxines, furanes, PCB et autres polluants organiques Persistants, des pesticides ou encore des métaux lourds…Les divers additifs entrant dans la composition des produits transformés ont été repérés sur les étiquettes. Les substances chimiques qui pouvaient se transférer dans la nourriture, notamment lorsque l’on fait chauffer un plat en plastique (bisphénol A) au micro-onde ou son eau dans une bouilloire en plastique, ont également été recherchés.
En une journée, votre enfant absorbera 128 résidus chimique et 81 substances chimiques différentes, 36 pesticides, 47 substances cancérigènes, et 37 perturbateurs endocriniens! alors et en détail que mange notre enfant?
- Des dioxines, (qui étaient par exemple rejetées par l’incinératieur en Savoie, ou ont constitué l’agent orange utilisé au Vietnam comme défoliant par l’armée américaine), et des furanes (un précurseur de produits phytosanitaires utilisés comme herbicide et régulateur de croissance). 14 résidus issus de 9 substances différentes dont 7 sont cancérigènes possibles ou probables et 5 sont des PE suspectés, ont été retrouvé dans le repas de notre enfant de 10 ans.
- Des polybromodiphényléthers : ils forment un groupe de produits chimiques utilisés comme ignifuges dans diverses résines ou plastiques polymères. Ils entrent dans la composition de bon nombre de produits d’usage courant dans la plupart des maisons et des entreprises, entre autres les meubles, les téléviseurs, les chaînes stéréophoniques, les ordinateurs, les tapis, les rideaux. Ils ont été disséminés partout par les pollutions humaines et sont maintenant omniprésents dans le milieu. Ils sont nocifs et persistants. Ils s’accumulent dans les organismes vivants. 12 résidus issus de11 substances différentes ont été retrouvé dans l’alimentation de notre enfant dont 4 PE suspectés,
- Des polychlorobiphényles communéments appellés PCB. Les PCB n’existent pas à l’état naturel. Ils ont été fabriqués par l’homme et ont été largement utilisés pendant des décennies pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et d’ininflammabilité. On les retrouvait comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants. Leur présence dans l’environnement est due à la pollution humaine (décharges non contrôlées ou inappropriées, épandage des boues d’épuration). Et même si la production et la commercialisation des PCB sont interdites en France depuis 1987, 10% des PCB produits depuis 1929 sont toujours présents dans l’environnement à l’heure actuelle car ils sont extrêmement persistants. Notre enfant en a absorbé 44 résidus issus de 12 substances différentes, dont 1 est cancérigène avéré et 12 probables.
- Des pesticides : 44 résidus de 36 substances dont 18 sont cancérigènes possibles;-Des métaux lourds, arsenic et cadmium,
- Des additifs alimentaires dont 2 cancérigènes probables- Des plastifiants dont 1 cancérigène possible,
- Des sous produits de traitement des eaux, dont 3 cancérigènes possibles.
Pour visualiser l’ensemble des toxiques retrouvés dans chaque aliment mangé par nos enfants témoins, regardez le rapport complet, tout est expliqué de manière très visuelle. On y découvre par exemple que le lait du matin est contaminé par 7 variétés de PCB, (probablement du fait à d’herbe contaminée mangée par les vaches) et contient du bisphénol A (probablement arrivé là par l’emballage cartonné ou un bol en plastique chauffé au microonde), que les haricots verts du repas de midi (origine Kenya) contiennent des toxiques interdits en France et dans l’Union Européenne (montrant la carence des contrôles sanitaires), et que l’aliment le plus contaminé est le saumon de provenance Européenne qui en plus de l’arsenic contient 33 produits toxiques!
Quelles sont les conséquences potentielles?
L’incidence du cancer en France a progressé entre 1980 et 2005 de + 93% chez l‟homme et + 84% chez la femme. Le changement démographique n’explique que 41% de cette augmentation chez l’homme et 29% chez la femme. Le reste, soit une augmentation de + 52% pour l‟homme et + 55% pour la femme, doit être attribué à des causes environnementales au sens large. Par environnement on entend bien sûr l’environnement naturel mais aussi notre environnement intérieur, notre environnement au travail ou encore notre alimentation, qui sont autant de facteurs d’exposition à des facteurs de risque pour de nombreuses pathologies chroniques comme les cancers. Rien ne permet en effet de lier cette augmentation au tabac et à l’alcool, dont la prévalence est en baisse régulière depuis des décennies. La baisse des cancers qui y sont les plus liés (poumons, oesophage) en témoigne. Au contraire, des études sur des registres de vrais jumeaux, ou sur les changements de taux de cancer des populations migrantes montrent un lien entre de très nombreux cancer et des facteurs environnementaux. De même la croissance régulière du cancer chez l’enfant en Europe depuis 30 ans nous montre qu’il faut chercher dans notre environnement les cause de cette maladie et ne pas se cantonner à mettre en avant les seuls facteurs tabac et alcool, comme le font les académies de médecine et des sciences, dans des rapports qui ne prennent pas en compte ces réalités.
Aujourd’hui la réalité c’est que, même si la médecine progresse lentement du côté des traitements des cancers, le nombre de cas augmente inéluctablement, et avec lui son lot de souffrance et de tragédies humaines mais aussi son coût financier énorme qui entraîne la ruine de notre système de santé.
L’association de plusieurs pesticides ou toxiques décuple leur nocivité
Ainsi, par exemple, une étude de 1996 a mis en évidence des effets de synergie entre des pesticides aux potentiels oestrogéniques faibles. Les effets des mélanges de pesticides étaient de 150 à 1600 fois plus importants que les effets des pesticides pris isolément. En 2005, une étude a évalué les effets combinés (additifs et synergiques) de substances chimiques ayant un effet sur la thyroïde à des doses combinées qui ne dépassaient pas les doses d’une seule molécule. Ainsi, selon les auteurs, bien que l’exposition à certains produits chimiques potentiellement dangereux puisse être inférieure aux seuils individuels causant des effets nocifs, l’exposition cumulée à plusieurs de ces substances dans notre environnement, même à des niveaux peu élevés, peut être nocive pour des groupes vulnérables. Une autre étude de 2006 menée par le Pr. Kortenkamp, a démontré qu‟une grande partie des cancers pourrait être liée aux perturbateurs hormonaux chimiques, notamment du fait de “l’effet cocktail”, ce risque étant majoré en fonction de la période d‟exposition à différents imitateurs d’oestrogène (notamment in-utero, tel que le bisphénol A).
Alors, que faire pour réduire le risque?
Le lavage simple à l’eau peut ne pas suffire. Il faudrait préférer un lavage à l’eau chaude en frottant les fruits et les légumes. Même le pelage n’est pas suffisant quand des pesticides dit systémiques qui pénètrent dans les fruits et légumes on été utilisés. Dans ce cas comment fait-on pour les fraises, les framboises ou les salades ? La seule solution est d’avoir recours à des produits d’origine biologiques. une étude conduite sur des dizaines de groupes d’enfants montre que le passage à une alimentation bio fait disparaitre les résidus d’insecticides organophosphorés de leur organisme,le diagramme de gauche montre la disparition des métabolites de ces insecticides dans les urines des enfants pendant les 5 jours d’alimentation biologique !
Privilégiez les produits locaux : Cela peut éviter notamment certains insecticides et fongicides qui sont mis dans les lieux de stockage, notamment pour la conservation. Ainsi, il est courant que les oranges ou des bananes, voyageant par cargos, sont traitées par des solutions de Thiabendazole ou autre fongicide.
Consommez des fruits et légumes de saison : L’intérêt réside dans le fait que vous pourrez éviter les aliments produits sous serre qui peuvent « bénéficier » de traitement fongiques importants, ou les produits d’importation d’origines lointaines qui ne respecteraient pas les réglementation Européennes (comme les haricots verts du Kenya!).
Surveillez la présence d’additifs, de colorants, agents anti-oxygène et d’agents de texture. Les additifs doivent obligatoirement être mentionnés sur l’étiquette des denrées alimentaires : soit en clair (par exemple : “poudre à lever : bicarbonate de sodium”) ; soit à l’aide d’un code précédé du nom de la catégorie (par exemple : “colorant E 102 “). Le code utilisé est fixé au niveau européen. Il se compose de la lettre “E” suivie d’un numéro permettant d’identifier facilement la catégorie. Par exemple :
100 pour les colorants ;
200 pour les conservateurs ;
300 pour les agents anti-oxygène;
400 pour les agents de texture.
l’idéal est de manger frais et/ou bio. En général, manger des fruits et des légumes, des oeufs et du lait frais, plutôt que des aliments transformés, réduit la quantité d’additifs alimentaires ingérés. A noter que dans les produits transformés en bio, le nombre d‟additifs alimentaires est considérablement plus restreint que ceux autorisés pour les aliments conventionnels. Si certains de ces additifs posent des questions en terme de risques allergiques aucun à notre connaissance ne sont suspectés d’être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien.
Source
Lire le rapport complet
Menu toxiques : le site internet
autres liens proposés par le rapport :Les sites et livres intéressants
http://www.mdrgf.org/
http://www.pesticides-etudes.mdrgf.org/
http://www.pesticides-non-merci.com/
Affichage des articles dont le libellé est produits phyto-sanitaires. Afficher tous les articles
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jeudi 10 mars 2011
jeudi 13 janvier 2011
Du poison pulvérisé sur les pommes de terre
En lisant un magazine destiné aux professionnels de la filière fruits et légumes, donc en particulier aux producteurs de légumes, je suis tombé sur un petit article présentant un produit pour pomme de terre : "Pomme de terre et stockage, chez Certis"
On peut y lire : "Certis renforce encore sa gamme pomme de terre, en proposant deux anti-germinatifs innovants Gro-Stop Ready (R) et Gro-Stop Innovation (R). Alternatives au poudrage et au gazage classique, ces deux nouvelles solutions, signées Certis, répondent aux besoins des producteurs en début et en cours de stockage des tubercules." (SOURCE : Réussir Fruits et Légumes n°302 janvier 2011, page 51).
Outre le fait que sur la forme, cet article ressemble plus à un publicité financée par une société privée "signée certis" plutôt qu'à un article de journaliste, je voulais savoir ce qu'il y avait vraiment "d'innovant" et "d'alternarif" dans ce produit... si ce n'est effectivement sa présentation qui permet au producteur de pulvérisé le produit phytosanitaire plutôt que de poudrer ou gazer ses pommes de terre.
Petite recherche sur Internet et l'on apprend vite que ce produit qui permet aux pommes de terre de conservation de ne pas germer sur les étales des supermarchés et de présenter un bel aspect au consommateur est une formule à base de chlorprophame.
On peut lire sur le site très officiel du gouvernement, que ce produit bénéficie d'une AMM (autorisation de mise sur le marché n°2100208) délivrée par l'administration et qu'il correspond donc à la réglementation. On peut y lire sur la même page que malgré l'insuffisance des preuves, on suspecte des effets cancérogènes.... Le produit est répertorié comme nocif pour la santé, risquant d'induire des effets graves en cas d'exposition prolongées par ingestion. (pour tout voir : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/spe/2100208-10023114.htm)
Je voudrais bien savoir ce qu'il y a d'innovant et d'alternatif dans "l'effet cancérogène suspecte" pour le consommateur. Des groupes agro-chimiques investissent pour apporter un "progrès" dans la façon d'utiliser le produit anti-germinatif !? Quel est l'intérêt sinon celui financier ?
Nous avons donc toujours l'alternative d'acheter une pomme de terre en grande suface, sans germe malgré son stockage prolongé sur les rayonnages grâce aux produits chimiques poudrés, gazés, et maintenant pulvérisés (wouah !), ou bien admettre qu'un tubercule germe naturellement une fois qu'il est exposé à la lumière et à la chaleur ambiante.
On peut y lire : "Certis renforce encore sa gamme pomme de terre, en proposant deux anti-germinatifs innovants Gro-Stop Ready (R) et Gro-Stop Innovation (R). Alternatives au poudrage et au gazage classique, ces deux nouvelles solutions, signées Certis, répondent aux besoins des producteurs en début et en cours de stockage des tubercules." (SOURCE : Réussir Fruits et Légumes n°302 janvier 2011, page 51).
Outre le fait que sur la forme, cet article ressemble plus à un publicité financée par une société privée "signée certis" plutôt qu'à un article de journaliste, je voulais savoir ce qu'il y avait vraiment "d'innovant" et "d'alternarif" dans ce produit... si ce n'est effectivement sa présentation qui permet au producteur de pulvérisé le produit phytosanitaire plutôt que de poudrer ou gazer ses pommes de terre.
Petite recherche sur Internet et l'on apprend vite que ce produit qui permet aux pommes de terre de conservation de ne pas germer sur les étales des supermarchés et de présenter un bel aspect au consommateur est une formule à base de chlorprophame.
On peut lire sur le site très officiel du gouvernement, que ce produit bénéficie d'une AMM (autorisation de mise sur le marché n°2100208) délivrée par l'administration et qu'il correspond donc à la réglementation. On peut y lire sur la même page que malgré l'insuffisance des preuves, on suspecte des effets cancérogènes.... Le produit est répertorié comme nocif pour la santé, risquant d'induire des effets graves en cas d'exposition prolongées par ingestion. (pour tout voir : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/spe/2100208-10023114.htm)
Je voudrais bien savoir ce qu'il y a d'innovant et d'alternatif dans "l'effet cancérogène suspecte" pour le consommateur. Des groupes agro-chimiques investissent pour apporter un "progrès" dans la façon d'utiliser le produit anti-germinatif !? Quel est l'intérêt sinon celui financier ?
Nous avons donc toujours l'alternative d'acheter une pomme de terre en grande suface, sans germe malgré son stockage prolongé sur les rayonnages grâce aux produits chimiques poudrés, gazés, et maintenant pulvérisés (wouah !), ou bien admettre qu'un tubercule germe naturellement une fois qu'il est exposé à la lumière et à la chaleur ambiante.
mardi 14 décembre 2010
38 variétés de maïs OGM discrètement autorisées par la France
38 variètés d'OGM autorisées par la France !
envoyé par JaneBurgermeister. - L'info internationale vidéo.
38 variétés de maïs OGM discrètement autorisées par la France
C’est Greenpeace et la Confédération paysanne qui donnent l’alerte : le ministère de l’agriculture a inscrit le mois dernier au catalogue officiel des semences 38 variétés de maïs transgéniques. Une décision prise au milieu de l’été, alors même que les cultures génétiquement modifiées sont suspendues dans le pays depuis 2 ans.
Le décret est paru au Journal Officiel le 25 juillet dernier. Le ministère de l’Agriculture inscrit au catalogue officiel des semences les différentes variétés du MON810 de Monsanto et du T25. Le ministère se défend d’avoir profité du creux de l’été pour agir en toute sérénité, assurant qu’il s’agit d’une demande du Conseil d’Etat, saisi par les entreprises commercialisantes.
"Ce n’est qu’une autorisation de commercialisation pour dix ans, pas de culture. En aucun cas cette variété ne pourra être cultivée en France" insiste par ailleurs un porte-parole du ministère. La France a en effet déclenché en janvier 2008 auprès de Bruxelles la "clause de sauvegarde" qui permet à tout Etat membre de l’Union européenne de suspendre la culture d’un organisme génétiquement modifié. Ces variétés seront donc commercialisées par des entreprises françaises à l’étranger, mais pas sur le sol français
POIVRONS ET RÉSIDUS DE PESTICIDES
Il est à noter que, selon une étude la DG Sanco de 2001, l'endosulfan a été retrouvé dans 31,7% des poivrons testés! Et le methamidofos dans 20,7% des cas, les Limites Maximales en Résidus (LMR) étant excédés dans 18,7% de ces échantillons...!
Voici quelques unes des molécules les plus fréquemment détectées dans les poivrons et leurs effets sur la santé:
Molécules : Effets sur la santé (source US-EPA, CIRC et UE)
Chlorothalonil : Cancérigène possible
Chlorpyriphos : Neurotoxique ( inhibiteur de l’acetycholinesterase)
Cypermethrin : Cancérigène possible
Deltamethrin : Perturbateur endocrinien
Endosulfan : Perturbateur endocrinien possible
Iprodione : Cancérigène et Perturbateur endocrinien possible
Methamidofos : Neurotoxique ( inhibiteur de l’acetycholinesterase)
Procymidone : Cancérigène probable et Perturbateur endocrinien
Sources pour les molécules: DG Sanco - 2003
http://www.pesticides-non-merci.com/poivron-pesticides.html
SALADES ET RÉSIDUS DE PESTICIDES
Les salades font parties des aliments les plus contaminés par les résidus de pesticides.
Voici quelques unes des molécules les plus fréquemment détectées dans les salades et leurs effets sur la santé:
Molécules Effets sur la santé (source US-EPA, CIRC et UE)
Chlorothalonil : Cancérigène possible
Iprodione : Suspecté d’être cancérigène et perturbateur endocrinien
Procymidone : Cancérigène probable et perturbateur endocrinien
Vinclozoline : Cancérigène possible, perturbateur endocrinien et reprotoxique probable
Deltamethrine : Perturbateur endocrinien
Propyzamide : Cancérigène probable et suspecté d’être reprotoxique
Sources pour les molécules: DGCCRF - 2000
http://www.pesticides-non-merci.com/salade-pesticides.html
Voici quelques unes des molécules les plus fréquemment détectées dans les salades et leurs effets sur la santé:
Molécules Effets sur la santé (source US-EPA, CIRC et UE)
Chlorothalonil : Cancérigène possible
Iprodione : Suspecté d’être cancérigène et perturbateur endocrinien
Procymidone : Cancérigène probable et perturbateur endocrinien
Vinclozoline : Cancérigène possible, perturbateur endocrinien et reprotoxique probable
Deltamethrine : Perturbateur endocrinien
Propyzamide : Cancérigène probable et suspecté d’être reprotoxique
Sources pour les molécules: DGCCRF - 2000
http://www.pesticides-non-merci.com/salade-pesticides.html
dimanche 11 janvier 2009
BASALEX et KRESOMORPHE
Dans la série fongicide, je demande le Basalex, de la société BASF (encore elle !).
Le Basalex est une "préparation pharmaceutique" (un pesticide) composée par
Fenpropimorphe 150. G/L
Epoxiconazole 125. G/L
Kresoxim-méthyl 125. G/L
Les céréaliers peuvent l'utiliser en traitement des parties aériennes sur l'avoine, le blé, l'orge, le seigle et triticale contre les maladies à champignon comme l'oidium, la rouille ou la septoriose par exemple. S'il agit comme fongicide sur les cultures, le basalex n'en est pas moins dangereux pour la santé, si l'on en juge par la liste des risques que comporte ce produit :
- R62 RISQUE POSSIBLE D'ALTERATION DE LA FERTILITE
- R40 EFFET CANCEROGENE SUSPECTE : PREUVES INSUFFISANTES
- R63 RISQUE POSSIBLE PENDANT LA GROSSESSE D'EFFETS NEFASTES POUR L'ENFANT
- R50/53 TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES, PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE.
Une importation parallèle au produit de référence Basalex, se nommant Kresomorphe (société Top SA), et dont la composition est, d'après le Ministère de l'agriculture et de la pêche, identique, comporte toutefois des phrases de risques différentes !
AQUA DANGEREUX POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES.
R43 PEUT ENTRAINER UNE SENSIBILISATION PAR CONTACT AVEC LA PEAU
R48/22 NOCIF : RISQUE D'EFFETS GRAVES POUR LA SANTE EN CAS D'EXPOSITION PROLONGEE PAR INGESTION
Mais où sont donc passés les effets néfastes mentionnés pour le Basalex ? A composition identique, risques différents. Par exemple, là où le Kresomorphe est "juste" nocif (Xn), le Basalex est à la fois nocif (Xn) et dangereux pour l'environnement (N).
Quoi qu'il en soit de ces incohérences, les substances incriminées n'en sont pas moins nocives et dangereuses pour la santé. Juger des LMR (limite maximale de résiduelle = la quantité autorisée dans les produits destinés à la consommation que l'on peut retrouver lors des contrôles) pour le Fenpropimorphe. Par exemple, selon l'arrêté du 05 août 1992 relatif aux teneurs maximales en résidus de pesticides admissibles sur ou dans certains produits d'origine végétale modifié en dernier lieu par l'arrêté du 6 mai 2008, on peut retrouver jusqu'à 1 mg de Fenpropimorphe par kilo sur les fraises, les poireaux, 2 mg par kilo sur les bananes, etc... Pour le Krésoxim-méthyl, les LMR sont de 5 mg par kilo sur les poireaux (toujours selon le même texte de référence AF920805).
Mais soyons rassurés, l'Etat et ses spécialistes veillent. Il faut que les résultats de la surveillance soient communiqués toutes les deux campagnes pour vérifier si le produit est toujours aussi efficace. Parce que les champignons vont s'adapter et développer une résistance toute naturelle au fongicide qui l'agresse. C'est ce qu'on appelle la "gestion du risque de résistance." Tous les moyens sont mis en oeuvre pour satisfaire aux "exigences" (sic) de l'agriculture raisonnée. On raisonne... Pour éviter que les agriculteurs augmentent les doses de leurs produits pour pallier à leur baisse d'efficacité dû aux résistances développées par l'organisme à détruire, eh bien, l'Etat enregistre les données d'année en année pour mesurer l'évolution de l'efficacité du produit dans le temps. Et dans 10 ans, lorsqu'il faudra doubler les doses d'emplois pour parvenir au même résultat, les sociétés agrochimiques - BASF, Syngeta, DuPont, Monsanto et consoeur - mettront sur le marché une nouvelle substance, "encore meilleures". Voilà à quoi ressemble le développement durable.... du business agro-pharmaceutique, dont l'objectif n'est certainement pas de remettre en cause l'agriculture industrielle qui repose aujourd'hui entièrement sur les multinationales de la semence, des engrais et des pesticides.
jeudi 8 janvier 2009
samedi 3 janvier 2009
SEPTACID S
Pour stocker les productions végétales les professionnels prennent toutes les précautions nécessaires (mais pas pour votre santé, soyez rassurés !). En effet, les dites productions végétales qui sont de nos jours, encore, cultivées dehors, dans de la terre même (si si !!), sont très sales, pleines de germes, de bactéries et de champignons microscopiques qui risquent de mettre à mal la qualité des fruits de leur labeur.
Pour éviter tout risque de contamination par ces éléments pathogènes, les professionnels de la filière se doivent donc de désinfecter leurs matériels et leurs locaux destinés au stockage avec des produits tout ce qu'il y a de plus sain pour votre santé (et la leur au passage).
Un des meilleurs pour que tout cela reste propre est un produit appelé SEPTACID S (rien que le nom fait froid dans le dos) de la société SOPURA FRANCE. C'est bien connu, la nature c'est sale, il faut donc désinfecter tout ce qui rentre en contact avec elle, sinon gare aux bactéries ! Et quoi de plus efficace que l'acide sulfurique et l'acide monobromoacétique pour nettoyer, aseptiser et désinfecter les locaux et le matériel de stockage. Ces substances merveilleuses de la chimie sont non seulement toxiques mais aussi corrosives; elles peuvent altérer la fertilité (R60), provoquer de graves brûlure (R35). Il y a un risque pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant - R61 (et pour la mère alors ??). Finalement, le septacid est nocif par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion. (R20/21/22). Bref, dès qu'on s'en approche d'un peu trop près, ce n'est pas très bon pour notre santé car il passe à travers toutes les barrières de protection de notre corps et contamine nos organes, jusqu'à notre descendance.
Ce produit ayabt obtenu l'agrément de mise sur le marché, on a quand même proposé de faire figurer la mention de "désinfectant" sur l'étiquetage, pour plus de sécurité certainement. Comme quoi, il y a du progrès ! Nous sommes sur la bonne voie !
L'acide sulfurique sert également à d'autres usage comme le traitement (fongicide, bactéricide, virucide) des locaux et du matériel de transport de la nourriture pour animaux domestiques, comme traitement des récoltes du fourrage pour le bétail, pour la conservation de l'ensilage du maïs, et la "propreté" du matériel de laiterie.
samedi 27 décembre 2008
ASTOR
Dans la grande famille des préparations phyto-pharmaceutiques, les "produits de protection des cultures", les fameux pesticides, il y a les fongicides (qui tuent les champignons), les herbicides (qui tuent les végétaux, les "mauvaises herbes"), et les insecticides (qui tuent les insectes). Parmis ces derniers, j'ai sélectionné cette semaine Astor, de la société BASF Agro SAS.
Ce produit est une spécialité à base d'Alphaméthrine qui appartient au groupe chimique des pyréthrinoïdes de synthèse, ou encore (S)-a-cyano-3-phénoxybenzyl (1R,3R)-3-(2,2-dichlorovinyl)-2,2-diméthylcyclopropanecarboxylate...
Le pyrèthre végétal, naturel, est autorisé en agriculture biologique, mais pas celui de synthèse ("chimique", "industriel").
Pour plus d'information sur Astor, voici sa petite fiche promotionnelle présentée par la société BASF elle-même.
Sur cette dernière, et sur le site de Basf, la publication toxicologique, obligatoire, nous rappelle les différentes phrases de risque :
- R10 : inflammable
- R20/22 : nocif par inhalation et ingestion
- R41 : risque de lésions oculaires graves
- R43 : peut entraîner une sensibilisation par
contact avec la peau
- AQUA : dangereux pour les organismes
aquatiques
En comparant avec les informations données par le ministère de l'agriculture sur son site http://e-phy.agriculture.gouv.fr/spe/9400510-15994.htm, on constate qu'il y a quelques omissions de la part de Basf (ou quelques erreurs de la part de l'Etat...)
En effet, en plus des effets sus mentionnés, le site internet du ministère de l'agriculture et de la pêche ajoute :
- R50 TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES
- R65 NOCIF : PEUT PROVOQUER UNE ATTEINTE DES POUMONS EN CAS D'INGESTION. - R66 L'EXPOSITION RÉPÉTÉE PEUT PROVOQUER DESSECHEMENT OU GERÇURES DE LA PEAU
- R53 PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
- R48/22 NOCIF : RISQUE D'EFFETS GRAVES POUR LA SANTE EN CAS D'EXPOSITION PROLONGEE PAR INGESTION
Par contre, il ne retient pas le risque de lésions oculaires graves (R41) ! Tout cela manque manifestement de rigueur pour un sujet aussi sérieux.
Cet insecticide, Astor, tue les pucerons, tordeuses, doryphores, mouches mineuses, noctuelles, altises, piérides, pyrales, et autres charançons, autrement dit il agit sur un large spectre d'insectes causant des dégâts sur les cultures.
On peut l'employer sur quasiment tous les légumes : haricot, chou, mâche, melon, laitue, poireau, pomme de terre, aubergine, tomate, concombre, courgette, chou rave, etc...
Basf précise toutefois que "par prudence, [il faut] éviter les applications durant les heures de butinage sur les cultures susceptibles d'attirer les insectes pollinisateurs." Un tel avertissement me laisse penser que l'inocuité de ce produit à l'égard de nos chères butineuses ne doit pas être absolue.
Au au sujet des abeilles, pour clore sombrement la polémique au sujet du Cruiser, pointé du doigts par les apiculteurs (voir l'article précédent sur ce pesticide), et qui serait dans une large mesure reponsable de la mortalité des colonies d'abeilles, l'Etat à finalement renouvelé l'autorisation de commercialisation pour un an. Michel Barnier - car c'est bien lui qui signe les homologations - prend donc ses responsabilités, n'écoutant pas le cri d'alerte des apiculteurs mais prêtant l'oreille aux sirènes des "firmes à pesticides", et préfère prendre le risque de passer pour celui qui a permis à ce que les pollueurs et les tueurs d'abeilles continuent leur business sereinement.
Ce produit est une spécialité à base d'Alphaméthrine qui appartient au groupe chimique des pyréthrinoïdes de synthèse, ou encore (S)-a-cyano-3-phénoxybenzyl (1R,3R)-3-(2,2-dichlorovinyl)-2,2-diméthylcyclopropanecarboxylate...
Le pyrèthre végétal, naturel, est autorisé en agriculture biologique, mais pas celui de synthèse ("chimique", "industriel").
Pour plus d'information sur Astor, voici sa petite fiche promotionnelle présentée par la société BASF elle-même.
Sur cette dernière, et sur le site de Basf, la publication toxicologique, obligatoire, nous rappelle les différentes phrases de risque :
- R10 : inflammable
- R20/22 : nocif par inhalation et ingestion
- R41 : risque de lésions oculaires graves
- R43 : peut entraîner une sensibilisation par
contact avec la peau
- AQUA : dangereux pour les organismes
aquatiques
En comparant avec les informations données par le ministère de l'agriculture sur son site http://e-phy.agriculture.gouv.fr/spe/9400510-15994.htm, on constate qu'il y a quelques omissions de la part de Basf (ou quelques erreurs de la part de l'Etat...)
En effet, en plus des effets sus mentionnés, le site internet du ministère de l'agriculture et de la pêche ajoute :
- R50 TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES
- R65 NOCIF : PEUT PROVOQUER UNE ATTEINTE DES POUMONS EN CAS D'INGESTION. - R66 L'EXPOSITION RÉPÉTÉE PEUT PROVOQUER DESSECHEMENT OU GERÇURES DE LA PEAU
- R53 PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
- R48/22 NOCIF : RISQUE D'EFFETS GRAVES POUR LA SANTE EN CAS D'EXPOSITION PROLONGEE PAR INGESTION
Par contre, il ne retient pas le risque de lésions oculaires graves (R41) ! Tout cela manque manifestement de rigueur pour un sujet aussi sérieux.
Cet insecticide, Astor, tue les pucerons, tordeuses, doryphores, mouches mineuses, noctuelles, altises, piérides, pyrales, et autres charançons, autrement dit il agit sur un large spectre d'insectes causant des dégâts sur les cultures.
On peut l'employer sur quasiment tous les légumes : haricot, chou, mâche, melon, laitue, poireau, pomme de terre, aubergine, tomate, concombre, courgette, chou rave, etc...
Basf précise toutefois que "par prudence, [il faut] éviter les applications durant les heures de butinage sur les cultures susceptibles d'attirer les insectes pollinisateurs." Un tel avertissement me laisse penser que l'inocuité de ce produit à l'égard de nos chères butineuses ne doit pas être absolue.
Au au sujet des abeilles, pour clore sombrement la polémique au sujet du Cruiser, pointé du doigts par les apiculteurs (voir l'article précédent sur ce pesticide), et qui serait dans une large mesure reponsable de la mortalité des colonies d'abeilles, l'Etat à finalement renouvelé l'autorisation de commercialisation pour un an. Michel Barnier - car c'est bien lui qui signe les homologations - prend donc ses responsabilités, n'écoutant pas le cri d'alerte des apiculteurs mais prêtant l'oreille aux sirènes des "firmes à pesticides", et préfère prendre le risque de passer pour celui qui a permis à ce que les pollueurs et les tueurs d'abeilles continuent leur business sereinement.
samedi 13 décembre 2008
Semences traitées : thirame iprodione méfénoxam
Je viens de recevoir mes semences pour l'année prochaine et oh ! surprise ! 4 paquets sont des semences traitées. Pas de panique, les semences sont renvoyées et leur équivalent bio ou non-traité sera commandé.
Un peu curieux, je cherche à en savoir plus sur les produits de traitements : pour bien faire la chose, ils en ont mis 3 :
- thirame ("Inhibition de la germination des spores", c'est-à-dire fongicide)
- iprodione ("Alteration des glucides ?, inhibition de la germination des spores et de l'élongation des hyphes mycéliens", c'est-à-dire fongicide)
- méfénoxam ("Inhibition de l'arn-polymerase I", c'est-à-dire fongicide)
Phrases de risques :
Pour le thirame :
R40 - EFFET CANCEROGENE SUSPECTE : PREUVES INSUFFISANTES
R68 - POSSIBILITE D'EFFETS IRREVERSIBLES
R20/22 - NOCIF PAR INHALATION ET PAR INGESTION
R50 - TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES
R36/37 - IRRITANT POUR LES YEUX ET LES VOIES RESPIRATOIRES
R43 - PEUT ENTRAINER UNE SENSIBILISATION PAR CONTACT AVEC LA PEAU
R53 - PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
Pour l'iprodione :
AQUA - DANGEREUX POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES.
Un peu curieux, je cherche à en savoir plus sur les produits de traitements : pour bien faire la chose, ils en ont mis 3 :
- thirame ("Inhibition de la germination des spores", c'est-à-dire fongicide)
- iprodione ("Alteration des glucides ?, inhibition de la germination des spores et de l'élongation des hyphes mycéliens", c'est-à-dire fongicide)
- méfénoxam ("Inhibition de l'arn-polymerase I", c'est-à-dire fongicide)
Phrases de risques :
Pour le thirame :
R40 - EFFET CANCEROGENE SUSPECTE : PREUVES INSUFFISANTES
R68 - POSSIBILITE D'EFFETS IRREVERSIBLES
R20/22 - NOCIF PAR INHALATION ET PAR INGESTION
R50 - TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES
R36/37 - IRRITANT POUR LES YEUX ET LES VOIES RESPIRATOIRES
R43 - PEUT ENTRAINER UNE SENSIBILISATION PAR CONTACT AVEC LA PEAU
R53 - PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
Pour l'iprodione :
AQUA - DANGEREUX POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES.
R40 - EFFET CANCEROGENE SUSPECTE : PREUVES INSUFFISANTES
Pour le méfénoxam :
R22 - NOCIF EN CAS D'INGESTION
Pour le méfénoxam :
R22 - NOCIF EN CAS D'INGESTION
R52/53 - NOCIF POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES, PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES À LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
lundi 8 décembre 2008
Cruiser
Cette semaine, je vous présente le Cruiser, un insecticide dont la substance active est le Thiamethoxam. Il est autorisé pour traiter les semences de maïs, notamment contre le taupin.
Outre le fait qu'il soit dangereux pour l'environnement (N), le Cruiser, commercialisé par la société suisse SYNGENTA AGRO S.A.S, est très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique (R 50/53).
En phrases de prudence, on peut lire, sans rire, que pour protéger les oiseaux et les mamifères sauvages, les semences traitées doivent être enfouies dans le sol. Il faut également que l'agriculteur s'assure que les semences traitées soient enfouies au bout des sillons (SPE5) (sic). Je vois mal l'agriculteur descendre de son tracteur pour contrôler que les semences ont bien été enfouie à la fin de chaque rang de maïs, ni même faire le tour de ses 400 ha à la recherche d'un grain de maïs mal enterré ! Il faudrait peut-être installer une pancarte à l'entrée de la parcelle : "Attention ! champ toxique. Accès interdit aux volatilles et autres animaux sauvages. Les chats et chiens sont les bienvenus."
"Pour protéger les eaux souterraines, ne pas utiliser ce produit ou tout produit contenant des substances de la même famille en traitement des semences sur plus d'une culture sur trois" (SPE1). Si j'ai bien compris, il faut que l'agriculteur attende 2 ans avant de pouvoir resemer du maïs traité au thiamedoxan au même endroit parce que ce produit ne va pas améliorer la qualité de nos eaux....
Enfin, le cruiser est, selon les dires du ministère de l'agriculture qui autorise la commercialisation et l'utilisation du cruiser, "dangereux pour les abeilles" (SPE8) : il faut donc "ne pas introduire de plantes pouvant devenir attractive pour les abeilles dans la rotation culturale ou appliquer des mesures permettant de limiter l'exposition des abeilles."
Si le voisin avait décidé de semer du tournesol cette année, c'est rappé ! A moins que l'agriculteur prennent les mesures nécessaires pour "limiter l'exposition des abeilles". Encore une fois, je pense que l'idée de la pancarte n'est pas mauvaise : "Espace interdit aux abeilles. Veuillez rebrousser chemin". Bref, l'abeille gêne, elle n'est pas la bienvenue, elle ennuie l'agriculteur qui ne peut pas semer son maïs traité comme il veut ! Mais pas d'inquiétude, elle disparaît et d'ici quelques années, l'Etat pourra supprimer la mention SPE8 sur ses emballages de Cruiser. Economie d'encre, développement durable oblige ! Et l'abeille remercia Syngeta...
Concernant cette affaire, lire l'article de France Nature Environnement
Pour avoir un autre son de cloche, http://www.affaire-gaucho-regent.com/
Outre le fait qu'il soit dangereux pour l'environnement (N), le Cruiser, commercialisé par la société suisse SYNGENTA AGRO S.A.S, est très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique (R 50/53).
En phrases de prudence, on peut lire, sans rire, que pour protéger les oiseaux et les mamifères sauvages, les semences traitées doivent être enfouies dans le sol. Il faut également que l'agriculteur s'assure que les semences traitées soient enfouies au bout des sillons (SPE5) (sic). Je vois mal l'agriculteur descendre de son tracteur pour contrôler que les semences ont bien été enfouie à la fin de chaque rang de maïs, ni même faire le tour de ses 400 ha à la recherche d'un grain de maïs mal enterré ! Il faudrait peut-être installer une pancarte à l'entrée de la parcelle : "Attention ! champ toxique. Accès interdit aux volatilles et autres animaux sauvages. Les chats et chiens sont les bienvenus."
"Pour protéger les eaux souterraines, ne pas utiliser ce produit ou tout produit contenant des substances de la même famille en traitement des semences sur plus d'une culture sur trois" (SPE1). Si j'ai bien compris, il faut que l'agriculteur attende 2 ans avant de pouvoir resemer du maïs traité au thiamedoxan au même endroit parce que ce produit ne va pas améliorer la qualité de nos eaux....
Enfin, le cruiser est, selon les dires du ministère de l'agriculture qui autorise la commercialisation et l'utilisation du cruiser, "dangereux pour les abeilles" (SPE8) : il faut donc "ne pas introduire de plantes pouvant devenir attractive pour les abeilles dans la rotation culturale ou appliquer des mesures permettant de limiter l'exposition des abeilles."
Si le voisin avait décidé de semer du tournesol cette année, c'est rappé ! A moins que l'agriculteur prennent les mesures nécessaires pour "limiter l'exposition des abeilles". Encore une fois, je pense que l'idée de la pancarte n'est pas mauvaise : "Espace interdit aux abeilles. Veuillez rebrousser chemin". Bref, l'abeille gêne, elle n'est pas la bienvenue, elle ennuie l'agriculteur qui ne peut pas semer son maïs traité comme il veut ! Mais pas d'inquiétude, elle disparaît et d'ici quelques années, l'Etat pourra supprimer la mention SPE8 sur ses emballages de Cruiser. Economie d'encre, développement durable oblige ! Et l'abeille remercia Syngeta...
Concernant cette affaire, lire l'article de France Nature Environnement
Pour avoir un autre son de cloche, http://www.affaire-gaucho-regent.com/
lundi 24 novembre 2008
XEDAMATE AEROSOL 88
Cette semaine je vous présente un produit chargé d'inhiber la formation des germes et même de supprimer les germes sur les pommes de terre et dont le composant actif est le chlorprophame. Il existe 15 spécialités contenant cette substance et 9 sociétés qui les commercialisent.
Le chlorprophame est également la substance active de plusieurs désherbants, notamment le désherbant potager liquide Vilmorin de la société Agriphar.... Donc, pour ne pas que vos pommes de terre germent, mettez du désherbant dessus !
Etonnamment, s'il existe une quinzaine de spécialités à base de chlorprophame actuellement autorisée en France, il y a en a autant dont on a retiré l'autorisation, souvent pour le "motif que le détenteur n'a pas fourni de données annexe II dans les délais impartis". Allez savoir.
Alors, cet anti-germe (et accessoirement désherbant !), qu'a-t-il de bon à nous offrir a part des pommes de terre sans germe ?
- R52 : NOCIF POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES
- R40 : EFFET CANCEROGENE SUSPECTE : PREUVES INSUFFISANTES
- R36/37/38 : IRRITANT POUR LES YEUX, LES VOIES RESPIRATOIRES ET LA PEAU
- R53 : PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
- R48/22 : NOCIF : RISQUE D'EFFETS GRAVES POUR LA SANTE EN CAS D'EXPOSITION PROLONGEE PAR INGESTION
Sur les 15 spécialités homologuées fabriquées sur la base du chlorprophame, l'effet récurrent est le R40, à savoir l'effet cancérogène suspecte. Mais comme les preuves sont insuffisantes, l'Etat continue d'autoriser la commercialisation des produits contenant cette substance. C'est ce qu'on appelle le principe de précaution je crois non.... sic.
Le chlorprophame est également la substance active de plusieurs désherbants, notamment le désherbant potager liquide Vilmorin de la société Agriphar.... Donc, pour ne pas que vos pommes de terre germent, mettez du désherbant dessus !
Etonnamment, s'il existe une quinzaine de spécialités à base de chlorprophame actuellement autorisée en France, il y a en a autant dont on a retiré l'autorisation, souvent pour le "motif que le détenteur n'a pas fourni de données annexe II dans les délais impartis". Allez savoir.
Alors, cet anti-germe (et accessoirement désherbant !), qu'a-t-il de bon à nous offrir a part des pommes de terre sans germe ?
- R52 : NOCIF POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES
- R40 : EFFET CANCEROGENE SUSPECTE : PREUVES INSUFFISANTES
- R36/37/38 : IRRITANT POUR LES YEUX, LES VOIES RESPIRATOIRES ET LA PEAU
- R53 : PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
- R48/22 : NOCIF : RISQUE D'EFFETS GRAVES POUR LA SANTE EN CAS D'EXPOSITION PROLONGEE PAR INGESTION
Sur les 15 spécialités homologuées fabriquées sur la base du chlorprophame, l'effet récurrent est le R40, à savoir l'effet cancérogène suspecte. Mais comme les preuves sont insuffisantes, l'Etat continue d'autoriser la commercialisation des produits contenant cette substance. C'est ce qu'on appelle le principe de précaution je crois non.... sic.
vendredi 21 novembre 2008
Tabulon - Baltazar - Balmora - Horizon EW
Chaque semaine, je vous présente un produit dit de "protection des cultures" (les poduits phytopharmaceutiques, les fameux pesticides) que les producteurs peuvent utiliser sur les végétaux (légumes, céréales, arbres, etc..), avec toutes les autorisations nécessaires délivrées par le ministère compétent....
Cette semaine, pour commencer, voici donc le Tabulon. Il s'agit en fait d'un produit chimique, de synthèse, dont le principe actif est le tébuconazole. Le tabulon est une spécialité identique au Baltazar, au Blamora et à l'Horizon RW : ces 4 produits comportent le même tébucinazole et ont donc reçu le même numéro d'autorisation, le 9200078.
Le tabulon a l'autorisation d'être pulvérisé sur l'ail, les asperges, l'avoine, le blé, les céleris, les choux, le lin, l'orge, les poireaux, le seigle, et d'autres encore.
Biensur le tabulon comporte des risques et exige de la prudence quant à son utilisation car il comporte les mentions : R41, R20/22, R63, R51/53, Xn et N.......
Autrement dit, en utilisant ce produit il y a un risque de lésions occulaires graves, de nocivité par inhalation ou ingestion, un risque possible pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant. Ce produit est toxique pour les organismes aquatiques, il peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique, et finalement, il est dangereux pour l'environnement.
Les professionnels qui voudraient "protéger" leurs cultures avec le tabulon peuvent donc pulvériser jusqu'à 1.000 L/HA sur le poireau, par exemple, lorsqu'il est atteint de rouille. Je vous laisse imaginer ce que cela représente, mais vous aurez tout le loisir de le constater au fil des semaines
Ah, j'oubliais : ce merveilleux produit nous vient de BAYER CROPSCIENCE FRANCE SAS
Toutes ces informations sont librement consultable sur le site du ministère http://e-phy.agriculture.gouv.fr/ (la liste des spécialités ayant reçu l'autorisation de l'Etat est impressionnante !!!)
Pour info, "Bayer CropScience AG, filiale de Bayer AG, avec un chiffre d’affaire annuel d’environ 5,8 milliards d’euros (2007), est l’une des sociétés innovantes au monde, leader dans les domaines de la protection des cultures, de la lutte antiparasitaire non-agricole, des semences et des biotechnologies végétales. L’entreprise propose une vaste gamme de produits et de services complémentaires pour l’agriculture moderne et écologiquement viable, ainsi que pour les applications non agricoles. Présente dans plus de 120 pays, Bayer CropScience emploie environ 17 800 personnes dans le monde, dont 1700 en France et 1100 en Rhône-Alpes." (lire la suite : les engagements de bayer au service de l'agriculture durable. sic sic sic)
Vous pouvez encore aller faire un tour sur le site de Bayer Crop Science, où l'on apprend entre autre que "le marché français de la protection des cultures est, avec un volume de 1 720 millions € en 2006, le troisième marché au monde après celui des États-Unis et du Brésil". Autrement dit, les Français sont les troisièmes plus gros utilisateurs de pesticides au monde. Bayer a donc tout lieu de pouvoir continuer à se réjouir. Les affaires marchent bien.
La preuve : l'entreprise connaît déjà un renouvellement de son chiffre d'affaire de 60 % d'ici 2015. (lire l'article en entier)
Cette semaine, pour commencer, voici donc le Tabulon. Il s'agit en fait d'un produit chimique, de synthèse, dont le principe actif est le tébuconazole. Le tabulon est une spécialité identique au Baltazar, au Blamora et à l'Horizon RW : ces 4 produits comportent le même tébucinazole et ont donc reçu le même numéro d'autorisation, le 9200078.
Le tabulon a l'autorisation d'être pulvérisé sur l'ail, les asperges, l'avoine, le blé, les céleris, les choux, le lin, l'orge, les poireaux, le seigle, et d'autres encore.
Biensur le tabulon comporte des risques et exige de la prudence quant à son utilisation car il comporte les mentions : R41, R20/22, R63, R51/53, Xn et N.......
Autrement dit, en utilisant ce produit il y a un risque de lésions occulaires graves, de nocivité par inhalation ou ingestion, un risque possible pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant. Ce produit est toxique pour les organismes aquatiques, il peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique, et finalement, il est dangereux pour l'environnement.
Les professionnels qui voudraient "protéger" leurs cultures avec le tabulon peuvent donc pulvériser jusqu'à 1.000 L/HA sur le poireau, par exemple, lorsqu'il est atteint de rouille. Je vous laisse imaginer ce que cela représente, mais vous aurez tout le loisir de le constater au fil des semaines
Ah, j'oubliais : ce merveilleux produit nous vient de BAYER CROPSCIENCE FRANCE SAS
Toutes ces informations sont librement consultable sur le site du ministère http://e-phy.agriculture.gouv.fr/ (la liste des spécialités ayant reçu l'autorisation de l'Etat est impressionnante !!!)
Pour info, "Bayer CropScience AG, filiale de Bayer AG, avec un chiffre d’affaire annuel d’environ 5,8 milliards d’euros (2007), est l’une des sociétés innovantes au monde, leader dans les domaines de la protection des cultures, de la lutte antiparasitaire non-agricole, des semences et des biotechnologies végétales. L’entreprise propose une vaste gamme de produits et de services complémentaires pour l’agriculture moderne et écologiquement viable, ainsi que pour les applications non agricoles. Présente dans plus de 120 pays, Bayer CropScience emploie environ 17 800 personnes dans le monde, dont 1700 en France et 1100 en Rhône-Alpes." (lire la suite : les engagements de bayer au service de l'agriculture durable. sic sic sic)
Vous pouvez encore aller faire un tour sur le site de Bayer Crop Science, où l'on apprend entre autre que "le marché français de la protection des cultures est, avec un volume de 1 720 millions € en 2006, le troisième marché au monde après celui des États-Unis et du Brésil". Autrement dit, les Français sont les troisièmes plus gros utilisateurs de pesticides au monde. Bayer a donc tout lieu de pouvoir continuer à se réjouir. Les affaires marchent bien.
La preuve : l'entreprise connaît déjà un renouvellement de son chiffre d'affaire de 60 % d'ici 2015. (lire l'article en entier)
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